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CHAPITRE SEPTIEME

donateur stipula dans sa donation {*) que les sommes qui en proviendraient seraient employées à reconstruire l'hôpital qu'il dotait, d'après un plan qui serait en rapport avec la population de Bordeaux, et dans un lien moins dangereux pour la santé publique que celui où il subsistait. A la mort du duc de Richelieu , la ville ne persista pas moins dans le dessein de réaliser elle-même le projet conçu par ce généreux donateur. Les travaux pour la construction de l'hôpital Saint-André , commencés en 1825 , ont été terminés dans l'espace de quatre ans. Ils ont coûté un million quatre cent sept mille neuf cent cinquante francs. Cet hôpital, qui est assorti de toutes les usines nécessaires à un semblable établissement, passe pour le plus beau qui soit en France.

Dans le même temps, plusieurs habitants notables de Bordeaux , animés des plus louables sentiments , se réunirent pour aviser aux moyens de- faire cesser la mendicité dans cette ville , en y procurant un asile aux individus des deux sexes , qui seraient privés de toutes ressources pour subsister. A la tête de cette réunion philantropique se plaça M. le baron d'Haussez, alors préfet de la Gironde. Le projet de ces généreux citoyens fut universellement accueilli; et depuis 1827, le dépôt de mendicité de Bordeaux est en activité et s'est soutenu par le seul produit des souscriptions volontaires , qui ont été ouvertes pour faire face aux dépenses de cet établissement.

Les militaires .malades , appartenant à la garnison de

f ) Une ordonnance royale du 14 août 1819 autorise, le maire et la commission des hospices à accepter cette donation , et à rappliquer à la construction du nouvel hôpital, ou à rétablissement de tout autre objet d'utilité publique, et notamment à rétablissement d'une fontaine sur la promenade des Quinconces.

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Bordeaux , avaient une salle réservée pour eux dans l'ancien hôpital SaialrAndré. Lors(;^u'il fut question de reconstruire cet édifice^ le gouvernement fît bâtir un hôpital militaire hors des i)arrières de la ville. Cet établissement complète le système des secours publics, qui est organisé sur une grande échelle à Bordeaux.

Pendant que feu M. le comte Toumon fut préfet de la Gironde» il concourut de toute l'activité de son zèle, et par l'appui de son autorité , à la prompte formation de rhôpîtàl Saint-André et de l'hôpital militaire dont nous parlons. Tous les projets utiles au pays obtinrent consomment son approbation, et il en fit exécuter plusieurs qu'il avait lui-même conçus. Le pays lui est redevable de beaucoup d'établissements publics nouveaux et d'améliorations pour les anciens, et particulièrement de l'ouverture ou du rétablissement des grandes voies de communication. La mémoire de cet habile administrateur sera toujours préçfeuse aux habitants de ce département.

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