‹ Histoire de BordeauxChapitre 89 sur 143 · CHAPITRE HUITIKME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIKME

que le terme des effets de commerce exigibles à Bordeaux du 50 juillet 1830 au 6 août suivant était prorogé jusqu'au 46 de ce mois ; que les protêts qui en auraient été faits jusqu'à ce dernier jour étaient déclarés non avenus , et que les bureaux d'enregistrement rembourseraient les droits perçus sur ces protêts.

Aussitôt que Von apprit dans cette ville que S. M. Louis-Philippe P' avait été proclamé roi des Français, des transports^allégresse accueillirent cette nouvelle, que salua de son enthousiasme la masse entière des citoyens armés. La commission municipale, interprète des sentiments de la cité> délibéra d'envoyer une dépufation au roi pour lui porter l'hommage des habitants de Bordeaux. Le 16 août , elle cessa ses fonctions par l'installatioîn'de Ta mairie, dont les membres furent nommés conformément aux h)i^. Les -autres autorités locales reprirent en même temps leurs fbnctfons , * et il fut pourvu ati remplacenient de ceux des fonctionnaires publics qui refâsërent de prêter le serment prescrit. La grande révolution qui venait de s'opérei*^en France fut cotisommée à Bordeaux avec le plus grand calme ; et dttns cette circionstance la ville n'éprouva point les secousses qu'elle avait ressenties dans la réaction àei^i». .....

Une épidémie depuis longtemps inconnue se manifesta en 1831 dans la Russie asiatique, d'où elle se propagea successivement dans toute l'Europe. Cette épidémie res-^ semblait à celle dont les ravages commencèrent en 1348 , et qui enleva dans l'espace de dix ans les trois quarts de

!m uidtoiiiÈ tiE MUote'AiJx.

la pepiilatton. Oh rappelait ti\bt^ le ^trande peifedl^'/Ses #jlaiptôme6 ViV^îenîiei fOus gnnàt iifftâlogie âtee teùi: dîi cholért-Biortms 'niodemé.

' It <!<nninetiça à: se fàik*e sentir à Paris dao9 le mois db mars'iSSS: Le 'SI de eemois , fe maire de Bordeaux ptes^ (»*iyit leBifteëuréé préventited qa'il ju^ 1^ plo^ o^ortunes soit poar éloigner de cette ville ce terrible fléau et rempécbér d'y exercer ses ravages , soif pour prdcorer an besoin -des secours à ceux des habitants qui seraient dana nmpossibilllé de s'en pourvoir » dans le cas où r'épidemie viendrait à les atteindre. On avait reconnu qu'elle se fixait plu» communément dans les lieux qui recelaient desibyers de méphitisme , ou dans ceux qui étaient -liii-< «lid^ et oàTair ne se renouvelait pas suffisamment r et quç dans ces mêmes lieux, les personnes dont les vêiemente ou Thabitation Paient malpropres devénaieni spicialement victimes da liholéra. En conséquence, diverses ordonnances dé police prescrivirent à Bordeaux des mesures de salubrité publique et même des précautions particulières d'hygiène.

L^administration municipale pourvut, d*abordJ^ ce qui concernait Iç premier de c^s |0bjet.3i^^en fi^isfiiit e^je^j^ip, jusque dam. les endroits les mpi^$ fy^u^fiXé^à^ J|f^ yi|ljp« tput.,ce quipou^vait^uire à âa.propiRelé^JEUe^jfit.eBfiii^e r^Murev le pavé des rues partout oà- il m faciUtiM. paa4e

C) dn k fait connattre dans ta grande Chirurgie de âtty\Ie Gthliac, Hameoi mééettn ArançahétaUt àArignorii , où fl obt^rvA dette terhMetiiladfe. Sa descrip^n reik^j^lU l^ chapitré' des' ApôsAriies, <d«iii la traduétion dêtinèe éù tm^'pàr MîngeNnisdafo , «Kthh-gfèn à BotùeàmU'Apréi Gauliae, le seul ddséeHfiiIllftCOtileBfiportitas ^i fliwe mantlta de celle épidémie est Boeace, qui èi^ paiWtséKeosemenl dans la* préface de ses Con/tfs. . , .. - ,

b6p^Uiux.f des prifioivi «ft.des corps de* garde «.ajosi q^ l'extérieur des édifices publics : e4e«fiut4ii^e,]|iu|pi^à9C4^ liai^ da faire» . placer '«ur*. les grajid& ppi9Mge&».fi(<Hijours dtkm ViAftér^ deda saïUé .9ubiii|ue> des* usl^çn^i^ai que la profu^^té fx^çlaioait etdmt ««a di»ptti8'>e<wfiiriir^i.FiJb-

tSage-.r, .• ri- . . • î.. f ;' . .f ',i

, , ]Lçs précautioti& particuliàreft d'bygiàfia liesi fdu6 p^iliai^ Ibcppîques fur^^'W même temp$ a^kHi^tées.. Les^babitanls DQlablesdes divers quarticors de Boirdeaiui f ftrenl appelât 1*0^1 4» Ville» et le maîr^lear proposa de rctei»a}ltr i^ de t dtitvibtter les secours en âf^eiUt comestibks» vétemeatsiet ri9iik^es% qui seraient la^essaùres à la elasBe iodigeille lors.4^rapparitiûn du eboIéra»Cesl)alâtaatsniHiii«iice»t entre. eai^uoe ci^miiuisipn (*) obargée de tous 1^ détails c^^, j(.cea.:8eeottF&v IDix maiaeos parttculiérea^) sous le iuiiD,d'ami^Mb'n(!«^,^n»^tr^. fure»l.préparéesrsuir .d)¥ers ppii)l9de J,a viU^ PQur y . trauq^inter les cbolériques. iadir-

(*) Les ^ons ei) ar^nt et !<« s^^spripUons, à itrmp fa,U> po^i" les cholériqaeç indigents se. sont élevés à la somme de qu.atreyingi-âlx-nêuï mlAe* francs , dont trenie-huit mille francs furent payés ëe 'ikitê: Mè'Mié sôrmth'i ; la dommièslon' deà^ecoun' ëià- ^{Jtoftt'^vItfgrUiflle'^^nesrXe' réélit «r -éié- A^frofté à^ làr bàiiqjle p«Kr. flMIilr»! tnMrélk^ elsefrit à :de Aouveaiix secofait; in^éa» Ile recrudeseence du choléra , jusqu^au l«r janvier 1846. Passé cette i4RVqiiB«..)e reUfiyit de oottc; somme et les latérét&.eA proyenant .fic^pfi^ 4fmnf» k Thoispice de mendicité; et en cas d^estinotioQ de fifij^h^pifie^, ces lOi^Wes, fço4s seront alfectés à un établîMement .4e J^ie^fiiisf^ace qui sera, déterminé par le maire. Tel est le réutltat d'iip<^ délibération prisa le 18 décembre 1835. par le ccoiseil mu^ieipal réuni à. la comunssion des seoottrs>'loisque-eetle commission a rendu les comptes définitifs deva g^too. '>.* i •

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gents au moment où ils seraient atteints de l'épidémie. Ils y devaient recevoir les soins des gens de Fart, en attendant qu'on pût transférer ces malades à Tliôpital Saint-André , où il leur était réservé une salle particulière. Feu M. de Gheverus, alors archevêque de Bordeaux^ apprenant que la mairie avait de la peine à trouver un local convenable pour établir une de ces ambulances dans l'arrondissement où l'archevêché était situé , offrit de recevoir chez lui cette ambulance, et obtint qu'on y portât immédiatement les lits qu'on destinait aux cholériques. Il fit placer sur la porte de son palais cette inscriptioïi : Maisoh de secours 9 (( inscription glorieuse et la plus digne de décorer a un palais épiscopal » , remarque l'auteur de la f^ie du cardinal de Cheverus.

La bienfaisance publique seconda, utilement les dispositions éventuelles que l'autorité fit dans ces circonstances. Croirait-on cependant que ceux en faveur desquels ces dispositions avaient été préparées ont à peine voulu en faire usage, les regardant comme un guet-apens qu'on dressait contre eux ? Ils ont prétendu qu'en les appelant à venir chercher dans les ambulances sanitaires du soulagement à une maladie qu'ils s'obstinaient à regarder comme chimérique, on voulait les faire périr plus promptement, et que les riches n'offraient des dons à la classe indigente que pour avoir le moyen d'en débarrasser plus promptement la société.... On gémit de rappeler une aussi absurde, une aussi horrible assertion ; mais elle repose malheureU' sèment sur des faits réels et notoires.

Le 29 avril 1852, des hommes et des fçmmes du peuple se portèrent à une des ambulances sanitaires et en brisèrent le mobilier. La garde survint à temps pour dissiper cet attroupement, et empêcher que les individus qui le

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