‹ Histoire de BordeauxChapitre 90 sur 143 · CHAPITRE HUITIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIEME

composaient n'allassent ailleurs donner de nouvelles preuves de leur démence contre les autres établissements de ce genre , ainsi qu'ils en montraient Tintention. Le docteur Gauliac, dans sa relation de la peste de 1548, dit que dans le Gomtat Venaissin la populace massacra les juiÊ, puis les nobles du pays, qu'elle accusait d'y avoir introduit la maladie, à dessein de faire périr les familles chrétiennes qui avaient concouru aux dernières croisades.

Le lendemain de la destruction de cette ambulance, les propos les plus délirants circulaient hautement parmi le peuple qui approuvait cette déplorable scène. Ils furent répétés si longtemps, que l'archevêque crut devoir les combattre dans le mandement qu'il publia pour ordonner, des prières, afin de demander à Dieu de détourner de dessus la France le fléau du choléra.

Le 39 octobre suivant, une assemblée de médecins reconnut et déclara que l'épidémie avait cessé dans Bordeaux. Ses ravages n'ont pas été considérables dans cette ville comparativement à d'autres. On n'y a compté qu'environ neuf cents victimes; leur nombre eût été moindre si certains habitants eussent voulu accepter les secours qui leur étaient offerts.. La prévention et l'ignorance portent quelquefois les hommes à sacrifier leurs intérêts à des préjugés ridicules.

vm.

Aucun événement d'un véritable intérêt historique ne s'offrant plus à nos recherches, il nous a paru convenable de les terminer par un exposé succinct des établissements et des travaux publics les plus remarquables qui ontété exécutas ou projetés dans ces derniers temps à Bordeaux ,

âT4 HiiraiirBîiiEitKiiâiftàînc.

soit pour ajoroier k la'décwi^tiMi'(fe •œlleivjile « «Ht- •pour procurer des atimlagea^de 'totts les j«Brs(à^8e»'habliaQtà. Ce qui s'est fait g«raiifîÉ<O8^qiii'daii60 iiire^^t l^admt*iiistratiott*lo6Éle«ippofle'le-jEèlè'le|>lM:loiiàU0:daii$'ses entreprises, qui «ontindeiit eelAss^fUe Ib cité dait^utgènie du plus grand de'sesEndem admBAtMencBk

Tous les éfeablissementi , torBfnf S» sont d'une nitilîlé réeHe, méritent /égàlenûie(it île -fiseit IHitÉailâni pitHiqire), quelle que sOit d'aiHeursJa iiat«ii*e de leartlestiiiMicaivte bétail quiswait à la coi»omnIattoil journalière: do fio^ deaux était Bbattn , de temps iiAméoionM ^ danr des ^tûer ries particuUères qfo, par leur inatiYaiae'S&fMiQn tdbnwb petite rue du Mû, offraient des dangers iinndttentst'poiir la salubrité- publi^œ et pour la sûi^té persodneUè dffi habitants. Parmi les édifices que cette tiile d^t à Ift^nm*nificence /d« gtDBnrefcnement se irouirait' rancâenne^dilir delle appelée le F>ort^Loui9. L'admlnistraiiiMi sounicipale concéda ce- fort «t le terrain en dépendant pôiir y former un abattoir, dans lequel les bonebers de cette WUe seraient tenus de tuer tout le bétail dont ils approvisloBnent 16s marchés. La cpmps^ie àr laquelle celte concession fnt faite se chargea de construire à ses frais cet établissement, moyennant ini droit qu'elle est autorisée i percevoir âi raison des opérations qu'on y pratique. Cette compagnie doit jouir de sa perception pendant l'espace' de treate années; et ce dél^i passé , l'abattoir appartiendra à la ville en toute propriété; L'établissement fut mis en adthrité le 45 janvier 4835, et à cette époque 'touteslestaerâeBparticulières qui subsistaient à Bordeaux «furent pi^oMbées. L'abattoir général est construit sur «ne grande échelle , éi remplit convenablement sa destinaftien. Gebàtimenl attire l'attention de tous les étrangers, lit s'étonnent seulement

deqe^qpae, màigtifm f^mééèkaaidnei il soîtsiipeu aperça dcfilMi^v le-sûl^sutileffu^ï il «si «o&stniit se trouvant plas/b&d queilét tarraihsi epvleoÉiàaBtSv • QiMiqtte^davfrMMs^ *àolt.*ii»i^t.agiïOolei et que son dgunielî^ e]UllndJ08trie'<tesBS<habitant&6'âl^uestent presqu'entièmuBM âcB'forodnits '.qu^on y jreei^iUey on n'y v^yttH; aucune' as8oeiatifa^roiD(imH|iie( En 4764 ilen fut canéé idaiiç •pUiôeucs; ^aidnceSt à^ l'ipstâc/âe ht société réyjAe 4'agrieuUi»^e de VûtH. On m^n in^itua point en Guiémte) o4 o0pe9daiKt les^campagiàes Sdiinaient des récoUes^donÉ'il îiiponai&idb; d|etohe#> k ftâeroiti^e^ la niasse. L<Hrs!^'eP' tôi3< de» ordonnanoès^agr^l^ autorisèrent, dans tebagjttdanyoïiAîsseiiMi^t^oBMamial 5 la formation des socié- Ids d'âfrteiiltiire t U n'en futpai éUib^i à Bprdeaux. Mais 4aiis^e^dèmi6^tCHiip9j ou^^ales lescoiinaissafocesfaumaiiiés ont 'Suivi, une marehe .directe dans la voie desprog}^4'h^g^}Kfmtu0aiGDX a favorisé là féiadaCîoii^des sociétés pI9)i4la^d'^agmcilâtllrp « qui ^spua le nom de comices agricole', oat^KOur 'bot'âe prcipager ioffîcacenient la science des/^ofltpSf en ifirigeant en quelcpie. sorte la main de oevtjxqiii'lBS'Cii^veiit* Jaloux de doter son pays d-une ^doii utile instdtv^n, le conseil général-da départeinent de la '6iBpi|d/e s'empreua de répondre âux' intentions du p^j^Y^metoBOt en Yptant l'^tiablifseanent deicette institu-* lio»snr4ivieFsp«éi}ts de son tarritoîpe.^ Le comice agricole de Bor^eaiuL fut^offianisé le 3 février 4835',' et le^SO août Buitiuii^t.iiidybtribua leB^pri&qn'il avait annoncés.

Oettedistiifautitm fut lyne véritable fête cltampétre. Elle se oéUbr^ sur le bien de campagne d'un agronome de Blanquetort. Là» le> comice, opérant sous les 3reux du public, et avec l'assistance des agriculteurs les plus expér rimentés des environs, fit en plein champ l'essai des nou*

276 HlSTOÎÀk ' bE ' tf ORWêÂUX.

veaux procédés dectiltùrë et des Mâfcbines^^qtieUesrii^o^ nomes du pays ai^ibnt^nVentés oh àihéMofréSv<Lr**e3éaietitQde de ces proceclés' et 'les* avantagé ^^fc^ macbine^ qui^ssiv vaient à les mettre en î)Hitiqtiel^fiiyetit^^oaltà[lé6<9>ar>des expériences publiques. Apfî^ isiVoîr adfu^'les' pr4if*atkx concurrents qu'il en'aTtiif i^eicônnu di^ned,^le oottltee accorda des récpmpenses Sf dé Biiàples doHlhratébrr; ' qui s'étaient distingués dans léîir^ ébmiUiinèè ptffteu^fnleUIgence et par une conduite hônorablét'Le(éôi&ie6*agrierfe a tenu de semiilables séaùce^ dan^'les aiiîiée6â«iitaaeeB.'n a prouvé dans ces intéreèsante^ ^oIènkâlékv'(f«''p[ conlprenait le but de soti instîtmioti', et qtiMl tmiitll^ voloâté'et les moyens nécessaires dé' rafttsindre,i'd€Pinétiie queutes amis et les agents dé l^agricultute ont Justifié iseaT e^ié-

rances par le zèle avec lequel 19^ ont T'éipèiMki'^.soB appel. ■ ». • ,.!, ...... - ,. .,^., ,,., .,^;..

En 1787 , la jurade àvaitèhargé une ^oi]hâi!$6foi»'de'Jsavants et d'artistes de lui indiquée le^ itioyëûs^iâV$t(abiir à Bordeaux un nombre de fontaines qtiî serait fi^t^rtionné aux besoins de la population'.' Uéf ëà/d^ÉÈ^ètà(m ptii^Wà ce sujet un mémoire , dans lequel el!^ iMdibhtrait 4|ti'uiie dépense de huit cent ikiille'ft'an^ssuV&rhit pour- doubler la quantité d-eau potable que le^bâb'itants avaient alors & leur disposition. L'exécution de ce projet fut' edntrafiée par lés événements politiques qui'su]MnVeiit.'flfbtitepfi8 en 1829. L'administration iHunh^ipale 6tW ^toît. adopter le procédé des puits artéi^ens dofnt Oft pféconfeaii'àlôrs les avantages. Leé inventeurs 'de (^ procédé promirent d'établir un de ces puits dans un château hydraulique qui serait élevé sur la place Dauphine. Les eaux qu'on espérait faire monter avec abondance en cet endroit devaient alimenter les fontaines subsistantes , et même celles qui

detraîeût éjtrc construites^ (dans 1^ quartier^ qui s'en trou- VerâJeiit4lépoui)v^. Un focage<fut pratiqué à plus de deux ^9eBtSiiiiëlr8s:(ie profoxideur : il xifi produisit aucun résultat.

•Un projet moins. év.<M)tae],xyient d'être adopté dans ces >d0rmere tempfi^par rada)iniMr2|t|oii, pour approvisionner les footaioes ac^^eUes jd/e Border u;;: et en former de nouiyelles4 H consiste soit^àr employer à cet usage Teau filtrée dëtorCiaromiay soit à conduire dans la ville les eaux de ^euxsouro^qui^ns^ntéioignéesd'unmyriamétre, et qui donaenl'di^tix cents pouces fontainiers d'eau de bonne qualité. Dm délibération du conseil municipal du 40 avril i i83S a statué que » queUes quç spient.les e^^x qui seront 'adoptées 'fleur en approvisionoer la ville, il sera ajouté ans foQtattiesnqit'elle. possède actuellement trois fontaines <«moiiunôQ4a^,iiqu£iti^e ger))es d'eau, six abreuvoirs publics, et cent soixante-dix bornes-fontaines. Les habitants désirent qqe le noayeau projet des fontaines dont ils sentent rvivemeni le besoin, n'éprouve que les retards indispensables'. fQ«^, sa pai^faite exécution.

L'iassainissemefttdu quartier des marais , qui depuis un •siècle était robj#t des vo&ux de ses habitants, a été effectué par les soins. de l'administratiop. Le sol surbaissé de ce quartier, que couvraient tous les hivers les eaux du Peugue et de la BevèsQ, 9^ été Si\if632^mment exhaussé, pour qu'il soit maiiftenanit.it l'abri, des inondations que produisaient le» grandes eaux, reçues des landes dans ces ruisseaux. iJemr lit se^ trouve -encaissé au moyen des terrassements Isnts en oel endroit, et parce qu'on a en même temps baissé le sol de leur canal au travers de la ville , de manière à ce qu'ils se jettent sans obstacle dans la Garonne. Ainsi les marais de la Chartreuse , desséchés dans toute leur étendue, ne deviendront plus comme autrefois la

278 • HISTOIRE DE tOKoUkili.

caiise des maladies epidémiques que led Chroniques désignaient sous ie nom de j^èstes

Cne entreprise d'un grand intérêt s'a'chiSvé en ce lûoment dans cette ville/ c^fest le pàVagë tmifbnâe de ses quais et le prolongement du port dans l'étendtté qti'îl doit avoir. BîèntKit il lie présentera plus qtfiiné sut*fece débarrassée des chantiers dé construction, qui seront fixés aildessus et au-dessous des limites de la Ville. Ce pbrt ôlMra le plus majgnlfique coup d'œil, sûr un hémicycle' d^n demî-myrîamèlre dé développement, en même temps qu'on y trouvera tôuteà les facilités nécessaires aux mouvements d*un grand commerce.

On croit communément à Bordeaux que Montaigne et Montesquieu sont originaires de cette ville. Cette opinion erronée s'est insensiblement accréditée, parce que le mausolée du premier se voit dans cette ville > et que le second y avait sa demeure (*). Il est de fait seulement que Bordeaux s'honore d'avoir vu ces deux phiïosophe&'(*^ fexercér dans ses murs de grandes magistratures. Ce motif détermina le conseil municipal de cette ville à prendre l'heureuse iiiî-

(*) On commet encore une erreur h ce sujet. On prétend que Montesquieu habitait nie Sainte-Éulalfe, dans un tt^tël 'qui s^ libif'èo face de la rue LabinU. C'était la dcdveure de«fiAfil0 , iM:. tte'ftflfMH dat , lequel ayait fait bâtir la partie neuve de «et hAtel .qi|i ^st.a>Btiguê à Tancienne. Montesquieu habitait Th^tel de 1a rv^fi Maf^ux dans lequel est actuellement une chapelle. Montaigne demeurait rue des Minimes , suivant une relation des querelles entre le duc dlËpernon et Tarchevéque de Bordeaux. • '" *

(•*) Voyez aux Pièce» Justificatives le h» xxiu; *"' ' ''

tiative de proposer. à, la France entière M CQn.CQurir à rendre un hommage solenneJL k la i^qioire ^e Montaigne

et cite Wlo^te^irieu- ■ ,. . .... , ., ,;

En iSSft » te conseil municipal délibéra que les statues dç e^ bpnjuDaes illustf*Q$ ^aiept érjigées sur iine place pifbttquqde cette ville, et quç le trésor çomn^upal 4;ontrihuerait ftux frais de ces deux mpnum^ntsjtour une soinpie de quinie mille francs. Le conseil général du département de la Gironde vota upe pareillespa^n^e dans le m.êiae objet. Une «souscription fut ouverte pour recevoir l'offrande des personui^ qui désireraient s'^^sçociec i |Ce noble j^rpjet ; mais la lenteur avec laquelle la souscription se remplit fait craindre que l'érection de ces monuments ne soit indéfiniment ajournée. Quoi qu'il eo arrive , le conseil municipal , en proposant d'ériger des statues à Montaigne et à Montesquieu , a bien mérité des amis des arts et de la patrie.

Il était rationnel qu'alors que l'administration mpnicipale avait^ en dehors des dépenses communales , des fonds qu'elle . pondrait conibacrer à l'eipbeUisseKnent de Bordeaux, elle affectât une partie des revenus de la ville à multiplier les sfiurces de rensq^neme^t public. Dans ces dernières années «elle ^'est 0/çenpée.des moyens de le rendre popplaire dans to«ttefe^ les. èlasse^d^habitai^. Le nombre de& petites écoleà grâUhiiles, qfoi ne se trouvait pkte en rapport avec les besoiùs de la population , a été augmenté: Six écoles primaires d'enseî^ement mutuel ont été ajoutées aux anciennes, afin que les diverses méthodes d'instruction élémentaire fussent mises en prései^ce,^ pour reconnaître

^l\eiB)ïqiUiBWiJt%îei^!dîôti^e*prél^i)éie§*:W' comparant les

[ ^Ce,^.n-4t^it'f^^ âs^ 4'iét«Ai4iiQ..le^xtii^yendd&reQsei^ ignîmeU :9rî0^fi^i il la}ilâilip(Hujry<fir.à.la formation ^es 4naitr\çs» cpû jserai^ftt i9ppel4ftii pf op^gern^t Q&seîgnemenit. lineiôfllôiWPiisite »:été^x;rééQ.à.PoefJe*ia pom^dirlgeii las étnàmj â^. pejffft^jQne^f.gui (^ci^QiKioei^ent. aux fonctions 4'JQsHHit9iir$ ils^pi»)Ia$(^Qaiiffipm«^a4ii dépftilQiiiei^ t «^t oette ville a contri))t^ilaf^inaat'à la fondationilp «etteécote. L'atf iOîniSitçïrliQnj^-en iHiêDi^^eiî^ favoïs^ le îdéyelop" pementide ^'ji9^tri|(^ti[6(ntseeondajun$^ w l»4»imïtKAe trois établi^f^enls. jQiii ^(ii994ymaikt À cette: fyilte»: H qui go^t également .vtllje&ii touto^ilos^ate^d de àes babit^HtSc Un profçs^eur test cli^irgéde inaltr^ à 1» ptrtéç d$6 jnleHigences l^s pluçtvulgaîres les priacipes 4e 1^ g4oinétrî«jet 'de {a mécanique dansjlçg <gyersesappUca4i<>nift.qiï'on! en'p^t ftire>|i»x çirte.et îné|iÉ«gv jDanR un 43iOur9 4j'j|gri^JtwedrÉ- «emment.^iiy^niLOOnT^euleiowliïai 4bé(i»jd -de jllt $dm»^ desi champs^ e&t i^expliquà^ dirns^. tAutos s^^jt^xtiie» , rsm encw^ }es^ m^hQde$0),fl^. la euUiH«^i|?it«on/«i«B*id'approprier au?.sol du cdépat tenianjbsonl aKpoaJe^ ai^ -^i^us.les avantages qui doivent ^les,faire,préfQ^r.af^i0&9lens précédés? Un>défn^H;)^tr;at^rda pbyçjj^ufkîetâebcbimi^ d^ne desJeçonspubliqi)fi5id&^liij9cM^Q€ede:lakoa9(ltw^ en avoir développé les éléments il en fait^M^ompb^tre les résiiltats'par.desexpériepcea»r^té0s sou» lesyiBpx.de ses auditeurs.' ... ... » ' » ■•* . .-»»» >- •

. L'administration voulant faciliter les études des person-

(*) Un nouveau semoir, inventé par M. Hugues de Bord eaux, vient d'obtenir un prix à l'exposition générale' des produits de Fiiidustrie française. n • », .

GHÀ^rrRË mrtiËME. ^si

nés qui ne pourraieûl? pas^se rèiidre aux'lieures de jour où la bîbliotfaèqui^ pùbliquef de la ville était jusqu'à présent' ouverte, vient d'arrèteor* que les" lecteurd y seronf admis tous les soirs, depuis sirbéorës juâqu^à neuf. Elle a presêHt seuleibent aux personnes qui demanderont des liVftes; d'en porter 'la noto ^'avance au bibliothécaire , poinr qu'on en fit la rècfaerclie enpl^in^JoijA* ; afin d'éviter de se servir de lum^e pout cette recherche , etde mettre Id'bibllDâiëque'à Tabrî de tout danf^r du feù.

! n avait été formé dans ces derniers téînps à Bordeaux tinfiétabllfiêèiÀenlt particulier où l'on «se* livrait à des exer- 'Ci<^s^ gj/'mnasnîqueà. L'administration munidpale a fait prendre à cet établissement- une^ direction nouvelle, en accoi^antdes encouragements à ceux qui l'ont fondé, afin ^u^ld enseignassent afux jeunes gens qui se destinent à la 'maHud la manière d'exécuter âveé facilité et sécurité les -difiEénentes: manoeuvres ' tjui se pratiquent à bord des vaisseaux; 1*00 mousses et les ïK) vices qui suivent les leçons de cette odUvtetle-écdlcfâ-y exercent à ces^manœuvres sur des mâtures garnies de vergues, cordages, agrès et apparaux, qui^servent k diriger les navires* en pleine mer. La chambre dii^oâunerce <ite <^tte ville, pénétrée de l'utilité de recèle' navàlcf'des mousses et Notices, vient de voter une allocation smntielfe de trois mille francs en faveur de cet 'étaMbsemèiit.<<^^ '

Bordeaut possédait autrefois une université qui réunissait les quatre facultés dépendantes de l'institution. Une seule de y;es H^cultés avait été accordée à cette ville dans le nouveau système d'instruction publique. Sur la depian^e du, cprp^ municipal , une ordonnance royale du 24.aQÛt 1838 st créé une fsfculté des sciences et une faculté des lettres pour Bordeaux. On s'occupe de l'installation de

* iHsrpiRv ro BCii»t4i]!&

ces detix fiieultés ; et l'ouverture des cours qui doivent y être faits Mtà lien avs^ôrqtie M âmj^bitbéMrfSvoA Us doivent être donnés seront terminés. Espérons qàë tojettnesse bordelaise pour laquelle tant de nouveaux moyens d'instruction sont créés , et qui déjà s'associe aux heureux mouvements du progrès intelleetuel qui s'opère en France, saura mettre à profit , dans l'intérêt de la patrie^ les ressources précieuses qni sont offertes à son émulation !

CHAWIHE ' NEUVIÈME.

«^QWUX, D*IKSXIiU€SriQlf PU3X.]^QU£.s:^, DE^BI^fAI^^CÇ^ 9pi .

BORDEAUX EN 1789 : SUm DES LISTES J>ES PRIN-

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