‹ Histoire de BordeauxChapitre 94 sur 143 · CHAPITRE NEUVIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIEME

La moitié de9 constructions primitives de ce magnifique amphithéâtre restait sur pied » quand le terrain sur lequel il s'élevait fut ^vendu en 1798 pour y bàUr des maisons. On était pr^d'achever de le démolir, lorsqu'à son arrivé^ à Bordeaux , le premier préfet de la Gironde fit suspendre cette démolition dans l'intérêt des arts et pour l'honneur de la cité. Cette mesure a préservé de la destruction la porte d'entrée du Palais Gallien du côté du couchant. Comme c*est la partie de l'édifice qui a le plus résisté aux ravages du temps , et que c'est le seul monument de la grandeur romaine qui subsiste à Bordeaux, il conviendrai» de conserver cette porte , en la faisant servir de façade k une église qu'on pourrait bâtir en cet endroit,, et qui y serait bien utile.

15^ L'église paroissiale de Saint-Siméon » située dans la rue du même nom , sert maintenant aux exercices de l'école navale des mousses et novices.

16° Les prêtres de la congrégation de Saint-Lazare furent appelés à Bordeaux en 1683 , pour diriger le grand séminaire et faire des missions dans les campagnes du diocèse. Ds habitèrent d'abord dans la rue Saint-Siméon , puis s'établirent en 1750 dans la maison qu'ils occupaient dans ces derniers temps» rue du Palais Gallien , où est ac<' tuellement l'hêtel de la monnaie.

17'' £n 1443 l'archevêque Pey-Berland fonda, dans l'an* cienne paroisse Saint-Paul , le collège de Saint-Raphaël , où étaient élevés gratuitement douze jeunes gens qui se destinaient à l'état ecclésiastique. Six d'entre eux devaient être nàtife du Médoc , patrie du fondateur. L'archevêque Sanssac établit le séminaire diocésain dans cette maison en 1583. Le séminaire Saint-Raphaël fut transféré, en 1778, dans le b&timeni qui forme actuellement la caserne du même nom.

48^ Quarante prêtres irlandais , fcfyant la persécutfoir qu'ils éprouvaient dans leur pays , se réfugièrent à Bor^ deaux en 4605. Le cardinal de Sourdis les accueillit dans cette ville , et les rassembla en communauté. Il employa au service du diocèse ceux qui parlaient français, et accorda aux autres le droit de porter les morts , à l'exclusion des particuliers qui remplissaient cette fonction , ce qui s'est pratiqué jusqu'en 4780. Cette réunion fut érigée en séminaire pour les ecclésiastiques irlandais qui viendraient achever leur éducation en France , et qui se destineraient à desservir le diocèse de Bordeaux. Les lettres patentes pour cet établissement sont du 40 février 4654^. Le séminaire des Irlandais était dans la rue du Hâ : il avait pour église une ancienne chapelle dite de saint Eutrope , qui était à l'angle nord de la grande place de Saint- André.

4^ Le couvent des augustii\s, qui était situé dans la rue de ce nom , fut construit en 4287 , ainsi qu'il résulte d'un accord fait le S4 décembre de la même année , par lequel le chapitre de Saint-André permet au prieur de ce couvent de bâtir un oratoire et de former un cimetière dans le lieu appelé au Mtrailh. On voyait dans l'église des augustins le mausolée de François de Poix, évèque d'Aire, que son savoir dans les mathématiques et dans la littérature ancienne avait fait surnommer le grand Caudale. Il avait donné aux augustins une métairie située dans la commune de Ladaux , canton de Targon (Gironde), pour qu'ils composassent et distribuassent un collyre dont il était l'inventeur^ et qui était connu ^ous le nom d'eau de Candale. Cet homme recommandable mourut à Bordeaux

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