TRADUCTION LITTÉRALE DR L*ÉPITAPHE EN DOUZE VERS GRECS
■ Passant , qui vois ma tombe et sens couler tes larmes , Lis, reconnais Montaigne, et bannis tes alarmes. Ailleurs j'existe entier. Ces litres, ces faisceaux. Ce corps vU n'est pas Thomme ; il écbappe aux tombeaux. Quand de Tanliquité, peinte dans mes ouvrages, mes mœurs et mes écrits rappelèrent les sages. Je les surpassai tous; et Vempire français Vit en moi réunis Caton , Chilon , Tbalès. Soumis aux dogmes seuls de mon matlre céleste. Au doute de Pyrrhon j'ai livré tout le reste. Que Rome, cpie l'envie improuvent mes écrits ^ Tranquille au baut des cieux, j'en attendrai le prix.
iV Le couvent de la Merci , qui était dans la rue de ce nom , fut achevé de bâtir en 1824. Il avait éfé fondé en 1*60 par un seigneur de Lamothe. On voyait dans Téglise le mauso-lée du maréchal d'Ornano , mort commandant de Bordeaux en 1610. Il est maintenant an musée de cette
ville.
12» Le couvent des minimes fut fondé en 1608. Les jurats donnèrent à ces moines un vieux bâtiment que des religieuses de sainte Monique avaient abandonné. L'église seule fut alors reconstruite.
13** Le couvent des récollets, qui était situé sur les fossés de l'Intendance, fut fondé en 1489 par la famille Quélus de Saint-Mégrin , pour servir de noviciat aux cordeliers» Les jurats y installèrent les récollets eh 1600.
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ik^ L'établissement monastique le plus récemment fait à Bordeaux, et qui était le plus considérable, avait appartenu aa^ jésuites. Ilspossédère&t dans cette ville les quatre couvents suivants : 1® le collège de la Madeleine , bâti ep 1571 par les libéralités du conseiller Baulon , et qui est actuellement occupé par les casernes des fossés de ville ; 2* rhospice de Saint-* Jacques , situé rue du Mirail (dont une société particulière vient de restaurer Téglise) , que la jurade avait donné aux jésuites en 1605 pour y soigner les pèlerins et les enfants trouvés , obligation dont ils surent s'affranchir ; 3® le noviciat , situé près Téglise de Sainte- Croix, fondé par le président de Gourgue en 1611, et auquel le chanoine Darnal fît apnexer le prieufé d'Aiguillon dont il était ' titulaire ; k^ la maison-professe , dont le local restauré est actuellement le palais de justice. Les jésuites s'établirent dans cette maison en 1637, et firent bâtir ensuite l'église qui sert maintenant à la paroisse de Saint-Paul. En 1676, cette église fut dédiée à saint François-Xavier, dont la statue, chef-d'œuvre de Cpustou, orne encore le mailre-autel.
1^ Le couvent des religieuses de l'Annonciade, qui était dans la rue Uingin , fut fondé en 15SI1 par la dame Jaquette de Lansac, feiiime du comte de Saint-Gelais. Une partie de ce couvent est actuellement occupée par une so« ciété religieuse de dames , dites de la Miséric(»'de , qui s'occupent de ramener à la vertu les personnes du sexe qui l'ont méconnue.
2® Le couvent des bénédictines, rue du Port, doit sa fondation, en 1634 , à M. de Pontac et à M"** d'Ausony , abbesse d'Angouléme.
3® Le couvent du bon pasteur, qui était situé rue du Grand-Cancera , fut fondé dans le siècle dernier par le
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président de Latresne, pour servir d'asile aux filles repenties.
4® L«*s religieuses desgrandescarmélites ayant été obligées de quitter le couvent qu'elles occupaient depuis un demisiècle près la porte Saint-Germain , prirent possession en 1614 de celui qu'elles habitaient dans ces derniers temps sur les fossés de l'Intendance. Elles le devaient à la libéralité du président de Gourgue et de sa femme , dont on voyait le mausolée dans l'église de ce couvent.
8® Le couvent des petites carmélites , qui était dans la rue Permentade , -avait été fondé en 1618 par Redon de Pransac» conseiller au parlement, f
6® Le couvent des catherînettes , fondé en 1608 par la dame Antoinette Gadiihon » veuve Balancier, ayant été démoli pour former l'esplanade du Château-Trompette , fut rebâti en 1664 dans le lieu où il subsistait dans ces derniers temps, rue des Religieuses.
7® Le couvent des dames de la foi était établi, depuis 4673, dans la rue Désirade, pour servir à l'instruction des nouvelles converties. Les religieuses n'étaient pas cloîtrées. Dans ces derniers temps elles tenaient une petite école publique et une pension pour les personnes du sexe.
8® Le couvent de la Madeleine , rue Lalande , fut fondé en 1635 par les libéralités de Duval de Tersis, pour renfermer les femmes mariées dont la conduite était scandaleuse. L'église, qui a été rebâtie en 1688, est actuellement possédée par un prêtre qui y dirige une congrégation particulière.
9^ Le couvent des minimettes commença par une réunion de dames pieuses , qui se vouèrent à l'éducation des jeunes demoiselles , dont elles tinrent pension. L'archevêque leur permit de s'établir en communauté religieuse