‹ Histoire de Bossuet, eveque de Meaux (volume 2)Chapitre 140 sur 154 · HISTOIRE DE BOSSU ET · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE BOSSU ET

» Ce fut alors sans doute, qu'il inspira le des- » sein, non-seulement des lettres-patentes , mais » encore des assemblées métropolitaines pour ren- » dre l'acceptation plus solennelle , et plus écla- » lante à la gloire du Roi. Dès- lors, il nous disoit » en particulier: Tout ira bien; on fera ce quil ^•> faut; il y aura des lettres-patentes; le parlement •0 y passera. On disoit au contraire à Paris et à la » Cour : Ce nest quun bref; ce nest rien. Le Roi » ne donnera pas de lettres-patentes. Le parle- » ment ne peut passer la clause motu proprio» » Quand je lui rapportois ces bruits, il répe'toit, » tout ira bien. Ces bruits s'augmentoient en ob- » servant que le Roi n'avoit point reçu le bref di- » rectenient du Pape; en effet il ne le reçut des » mains du nonce, que le dimanche 5 avril, M. de » Meaux étant encore à Versailles. Au reste, cette î> condamnation d'un livre contre lequel il écrivoit » depuis si long-temps, fut universellement re- 5) gardée comme le fruit de ses veilles. Plus il se

cette controverse, et qui vivoit dans son intimité, ne rapporte ni la demande du Roi , ni la réponse de Bossuet.

On ne peut éyaleraent s'empêcher de remarquer qu'une pareille question paroit tin peu extraordinaire dans la bouche de Louis XIV. Comment vm prince si profondément religieux auroit-il pu supposer qu'un évéque tel que Bossuet auroit hésité entre la vérité et la crainte de lui déplaire ? Il nous a été impossible de vérifier quel est l'écrivain qui a rapporté le premier celte anecdote.

Au reste , il n'y a aucun inconvénient à la laisser subsister avec un grand nombre de traditions liisloricjues du même i«?nre , qui se transmettent d'âge en âge, sans avoir peut-être ime certiiude plus avérée.

Il est au moins I ien certain que si Bossuet n'a pas dit C€ qu'oa lui fuit dire , il éloil très-capable de le dire.

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