LIVRE NEUVIEME. (j
parse précipiter dans l'alîiuedu socinianisme , ainsi que Bossuet l'a voit prédit.
Au spectacle de tant de variations et de contradictions, Bossuet oppose rimmoLilité de l'Eglise catholique dans sa doctrine et ses principes. La doctrine de l'Eglise catholique a reçu d'abord sa perfection , parce que Jésus-Christ en est l'auteur. Ce qu'elle enseigne aujourd'hui, elle l'enseignoil hier; elle Tenseignoit dès les premiers jours du chrislianisme. Elle a toujours parlé un langage uniforme; « C«) et dans toutes les questions émues sur des » points de doctrine, elle a si bien dit d'abord » tout ce qu'il a fallu dire pour assurer la foi des » fidèles, qu'il n'a jamais fallu, je ne dis pas varier, » mais délibérer de nouveau, ni s'éloigner du pre- » niier plan. »
Et telle a été la sagesse divine qui a présidé à cette admirable constitution, que la même puissance qui a créé et fondé l'Eglise , a laissé en elle un principe inaltérable de conservation et de perpétuité, en établissant une autorité infaillible dans» le corps des pasteurs unis à leur chef, et en lui donnant un caractère extérieur qui pût la rendre présente à tous les regards par la succession nou interrompue de ces mêmes pasteurs.
C'est dans le quinzième livre de l'Histoire des variations , qu'il faut lire l'admirable doctrine de Bossuet sur l'unité de l'Eglise. La dialectique de Bossuet n'a peut-être jamais donné à la raison des armes plus irrésistibles que dans cette partie de son ouvrage.
Ce qui étonne toujours , c'est que Bossuet ait pu réunir dans une composition théologique qui se
(") Histoire des variations , liv. xv,- ibid. p. 45o,
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