LIVRE DIXIÈME. ïBv
Il y avoit déjà onze ou douze ans que cet ouvrage de Bossuel etoit rcpaudu dans toute l'Europe, sans qu'aucun dciivain prolestant l'eût contredit ou attaque. Il en résultoit une espèce de disposition générale à adopter son opinion , lorsqu'en 1701 , Samuel fVerenfels , \noïessewv de théologie dans l'académie de Bàle, soumit a la discussion des savans exercés dans l'étude des livres sacrés , une dissertation latine , où il combattoit le sentiment de Bossuetj l'auteur en attaquant ce prélat, montroit le plus grand respect pour son caractère et sa personne , et la plus juste admiration pour son génie et ses lumières. Il voulut même connoîtrele jugement que Bossuet poiteroit de sa dissertation, et il la lui fit présenter par M. Varignon , membre distmgué de V académie des sciences de Paris , alors professeur de mathématiques au collège Mazarin , et qui étoit intimement lié avec l'évéque de Meaux , à qui il a dédié un de ses ouvrages.
Bossuet jugea la dissertation de TVerenfels digne d'une réponse, qui a été imprimée pour la première fois en 1772^ dans l'édition donnée par D. Déforis des OEuvres de Bossuet, sous le titre : De excidio Babjlonis apud sa?ictwn Joannem, demonstrationes adversiis Samuèlem TVerensfeU siwn («).