LIVRE CINQUIEME. l
» ele en mettant vis-à-vis de la vulgate, non une V nouvelle version selon V/iébrtu, mais celle de » saint Je'rome, à qui l'Eglise a rendu ce témoignage, » qu'il avoit reçu de Dieu une vocation particulière » pour traduire les Ecritures divines. Il n'y a plus î) guère d'endroits dans les psaumes, qu'on n'en- » tende très -bien, et on a dans un même livre la » traduction de Vhébrçu de saint Jérôme et la » viiigate. y>
Bossuet avoit publié en 1691 sa préface et ses notes sur les psaumes. Deux ans après, en 1698, il publia ses préfaces et ses noies sur les livres de Salomon. Il mit à la fin de cet ouvrage un supplément hi %on commentaire sur les psaumes. L'objet de ce supplément étoit de réfuter quelques commentateurs, et entr'aulres Grotius, qui s'elforçoient d'affoiblir l'autorité des prophéties en général, et surtout celles qui sont annoncées dans les psaumes.
Ces commentateurs prétendoient que lorsque les apôtres ont fait usage des oracles des prophètes pour prouver que Jésus-Christ étoit le Messie , ils n'ont point présenté ces oracles comme des preuves d'une vérité déjà suffisamment attestée par les miracles et la résurrection de Jésus -Christ, mais qu'ils se proposoient uniquement d'éclaircir et de confirmer ce qui étoit déjà reconnu et démontré.
Bossùet s*élève avec chaleur contre cette opinion. Il convient à la vérité que les témoignages employés par les apôtres ne sont pas tous de la même évidence ni de la même force. Mais il n'en est pas moins convaincu, que la vérité des témoignages des proplièics consiste particulièrement dam
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ces prophéties si multipliées, qui se rapportent clairement et uniquement à Jésus-Christ (>)•
Bossuet dans ses préfaces sur les livres de Salomon, traite tout ce qui peut concerner le sujet, l'auteur, l'âge et les versions de ces difFérens livres; et quand l'occasion s'en présente, il combat les erreurs de quelques critiques, et en particulier celles de Grotius et de Richard Simon.
Les notes , dans le même genre que celles dont il a enrichi les psaumes , sont cependant plus étendues en quelques endroits. Ses notes sur le Cantique des cantiques sont une espèce de commentaire, qui en développe les véritables sens. Il explique d'abord le sens historique , qui regarde Salomon et la reine son épouse, fille du roi d'Egypte; et après avoir éclairci le sens littéral, il passe au sens allégorique, et ramène tout à Jesus- Christ et à son Eglise.
Tous les interprètes conviennent aussi que ce dernier sens est celui que le Saint-Esprit a eu principalement en vue dans la composition de ce cantique. Bossuet emprunte des saints Pères toutes les explications qu'il donne; il a seulement fait choix de leurs plus belles pensées.
Le livre des Proverbes , celui de la Sagesse ^ V Ecclësiaste et V Ecclésiastique ont quelquefois exigé une certaine étendue dans les notes j pour bien éclaircir le sens historique et défendre des points de dogme contre des interprètes qui s'écar-
(0 Nous aurons occasion d'exposer Topinion de Bossuet fiur Grotius , lorsque nous aurons à parler de sa dissertation sur ce célèbre personnage, qu'il publia en lyoS, à la suite de ses deux instructions coxiIïq JUchw d Simon, f'^oj-ça liyre douzième de ccUe Histoire.