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t].5o HISTOIRE DE BOSSUET ,
connoissoit pas qu'il sait toujours s'arrêter au point précis oii l'excès devient erreur.
D'ailleurs Bossuet pensoit , et avoit sans doute le droit de penser qu'il est bien diffe'rent d'établir des maximes générales dans un Vivre dogmatique , qui doit toujours exprimer la saine doctrine avec toute la rigueur tliéologique , ou de permettre , dans une correspondance particulière , à des anoLes pieuses dont on connoît les dispositions et la soumission aux règles générales de l'Eglise , de s'abandonner à ces mouvemens affectueux qui les portent à aspirer à la plus haute perfection.
On voit en clTet par le témoignage de l'une de ces religieuses, avec laquelle Bossuet a entretenu la correspondance la plus suivie CO, que dans la direction spirituelle des âmes il s'étoit principalement proposé pour modèle saint François de Sales, quoique ce soit un des auteurs dont les écrivains mystiques ont cherché le plus à se prévaloir pour autoriser leurs opinions. Bossuet disoit « («) qu'il i) étoit redevable à saint François de Sales d'avoir D appris les véritables règles de la conduite des ii amesj qu'il révéroit la doctrine de ce saint; » et qu'il se le proposoit toujours pour modèle; » qu'il pensoit à son exemple qu'un évéque devoit )) toujours éviter de montrer de la sévérité, ou de 3) contrister par des reproches trop vifs; qu'il avoit
('0 Manuscrits de M™e Cormiaii.
(0 Elle s'appcloit Marie Dumontiers , veuve Cornuau. Apres avoir habité long-temps la Ferlé-sous-Jouan'e, elle entra au noviciat au prieuré de Torcy, le i6 mai 1697, et lit ses vœux solennels le 23 mars 1698. Ce fut Bossuet luimême ([ui prêcha le sermon de sa prise d'habit et de la profeosion de ses yceux.