LIVRE SEPTIEME, ^'jg
Depuis que le monastère de Faremoulier fut reutrt* sous l'oLeissance de son pasteur, il ne cessa de donner des exemples d'cdiiicalion et de piété', qui lui me'ritèrent toute l'alTection paternelle de Bo^suet; c'est le témoignage (jue Bossuet lui-même se pluL à lui rendre dans l'ordonnance qu'il fit, eu terminant le procès-veibal de visite de cette abbaye en lôgS ; il y représente ce monastère « comme le modèle de ceux du diocèse ; et il » y exprime le désir de voir les servantes de Dieu » qui l'iiabiCent, non-seulement s'entretenir, dans » la sainte régularité où elks vivent, mais encore » croître dans l'esprit de piété, de lecture et de » retraite. »
Bossuet ne fut pas moins heureux dans une discussion du même genre, qu'il eut dans la suite avec l'abbaye de Rébais.
Les abbés de Rébais étoient en possession d'une juridiction absolument indépendante des évéques de Meaux sur les ecclésiastiques et les laïques de Rébais, et de cinq paroisses qui en relevoient ; le titre de cette exemption étoit une sentence arbitrale rendue en 1212 par des commissaires du Pape.
Bossuet appela comme d'abus de cette sentence arbitrale , et il eut la satisfaction de n'éprouver aucune opposition de la part de l'abbé et des religieux de Rébais. jM. Caillebot de la i>alle ^ évéque de Tournai et abbé de R.ébais, étoit pénétré d'une religieuse vénération pour Bossuet; et comme évéque, il sentoit lui-même combien il importoit au bon ordre et au maintien de la discipline ecclésiastique d'assurer et d'étendre la juridiction épiscopale conformément à l'esprit des anciens canons.
aGo HISTOIRE DE BOSSUET,