Moiset, La Fronde dans le déparlemenl de l'Yonne, p. 7a
La Bourgogne Monarchique. chapitre deuxième
requêtes du palais, et de Bénigne Joly, fils d'un secrétaire du parlement'.
Parmi les figures qu'évoque l'histoire JEANNE DE religieuse de la Bourgogne à cette époque, CHAN7AL. la plus remarquable est celle de Jeanne de Chantai ^ Fille du président Frémyot, elle naquit à Dijon le 23 juin 1572, épousa Christophe de Rabutin, baron de Chantai, et, devenue veuve de bonne heure, se livra à toute l'exaltation d'une piété sincère. Saint François de Sales devint son directeur. Conseillée par lui, elle fonda en 1610, à Annecy, le premier couvent de la Visitation. L'ordre, dont la règle avait été approuvée par le pape Urbain VIII, se développa non seulement en France, mais en Italie, en Allemagne et jusqu'en Pologne; il était en pleine prospérité quand la « bienheureuse mère » mourut à Moulins (1G41). Le G avril 1716, le parlement de Dijon, toutes chambres réunies, demanda par supplique adressée au pape la canonisation de sainte Chantai dont il fit longuement la louange. La cour de Rome fit informer selon l'usage, et Jeanne, béatifiée en 1751, fut canonisée par Clément XIII en 1767. Son fils, le baron de Chantai, est le père de Mme de Sévigné.
1. Raoul Allier, La Cabale des dé'vlx, 1902. Rémy, Jean Cœurderoy, dans Bullelin d'hisloire religieuse du diocèse de Dijon, iSgS-iSgG.
2. Bougaud, Histoire de sainte Chantai et des origines de la Visitation, 2 vol. n-8, i865. — Les sources principales de riiisloire de sainte Chantai sont ses
Lettres, et les Mémoires écrits sur elle par une religieuse visitandine, la mère de Chaugy.