Né à Saint-Léger-sur-Dheune, le 14 mai i
TROISIÈME U Ancien Régime.
royaume; c'est elle qui fournit tous les soldats et matelots de ses armées de terre et de mer, et grand nombre d'officiers, tous les marchands et les petits officiers de judicature; c'est elle qui exerce et qui remplit tous les arts et métiers; c'est elle qui fait tout le commerce et les manufactures de ce l'oyaume, qui fournit tous les laboureurs, vignerons et manœuvriers de la campagne; qui garde et nourrit les bestiaux; qui sème les blés et les recueille; qui façonne les vignes et fait le vin; et, pour achever de le dire en peu de mots, c'est elle qui fait tous les gros et menus ouvrages de la campagne et des villes. Voilà en quoi consiste cette i^artie du peuple si utile et si méprisée, qui a tant souflert et qui souffre tant de l'heure que j'écris ceci*.
Vauban proposait comme remède à cette inégalité « l'établissement de la Dîme royale, imposée sur tous les fruits de la terre d'une part, et sur tout ce qui fait du revenu aux hommes de l'autre »; il assurait, que grâce à elle, on pourrait, « en moins de quinze années de temps, remettre le royaume dans une abondance parfaite d'hommes et de biens ». Son livre fut brûlé par la main du bourreau, et il mourut de chagrin quelques jours après (30 mai 1707).
Il était prouvé qu'il ne pouvait y avoir LA BOURGOGNE ^jg critiqucs sous un gouvernement absolu. xviii^ SIÈCLE. Au xviii'= siècle, la soumission de la Bourgogne à la volonté royale est complète. Le nombre des affaires portées devant l'Intendant grandit encore. Aussi a-t-il désormais à côté de lui un secrétaire général et 17 employés, répartis entre quatre bureaux (1° affaires générales, industrie, commerce; 2° administration des villes, routes et chemins; 3° communautés villageoises; 4" affaires militaires, domaines, statistiques). L'intendant a un hôtel à Bourg, pour la session des États de Bresse. Les États généraux lui achètent à Dijon, au prix de 140000 livres, l'hôtel de Lanlenay, aujourd'hui la préfecture. Les subdélégations deviennent permanentes et leur nombre est fixé à 32.
Le loyalisme et le zèle des intendants demeuraient irréprochables. On pourrait presque étendre à tous le jugement porté par un contemporain sur l'un d'entre eux, Barberie de Saint-Contest :