‹ Histoire de BourgogneChapitre 128 sur 177 · HOPITAUX · texte numérisé non relu

HOPITAUX

contrôle du lieutenant général, du maire et des notables; auprès d'eux, des aumônes générales distribuent régulièrement aux pauvres des « bichets » de seigle. Beaucoup de ces hôpitaux remontent au moyen âge; mais ils ont été en partie refaits et agrandis. L'hôpital d'Avallon est « magnifiquement rebâti » en 1713; l'hôpital d'Auxerre, qui n'a que 40 lits en 1760, en compte 124 vingt ans après. A Dijon, le vieil hôpital de la Chanté, fondé en 1204 par le duc Eude III, est remanié vers 1730, et devient r«un des plus beaux de la province »; à côté de lui se trouve l'hospice Sainte-Anne, où les orphelines apprennent à broder et à coudre. L'hôpital Sainte-Agnès de Charolles, réservé d'abord aux passants, devient hôpital général en 1638. L'hôpital de Bourbon-Lancy a 20 lits où les pauvres se succèdent trois fois au printemps et trois fois en automne; ils sont logés, nourris, médicamentés, portés au bain gratuitement.

Ces fondations sont dues aux États, aux municipalités, à de simples particuliers, membres du parlement, avocats, bourgeois, au premier rang desquels se placent le président Odebert et le premier président Jean de Berbisey. Il en est

QUATRIÈME La Société sous r ancien Régime.

dont l'origine est particulièrement touchante. A Pouilly-en- Auxois, un petit hôpital de trois lits est institué en 1722, par Nicolas Corneau, « lieutenant aux gardes françaises ». Jean Lacurne, d'Arnay-le-Duc, lègue ses biens aux Jésuites « à charge d'entretenir deux régents en sa chère patrie, pour instruire les jeunes gens en la doctrine chrétienne, es bonnes mœurs et belles lettres ».

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