‹ Histoire de BourgogneChapitre 146 sur 177 · Allusion à la diselle · texte numérisé non relu

Allusion à la diselle

2. Recueil des Acles du Comilé de sahd public, t. X, p. 179-180.

PREMIER La Révolution,

Ainsi furent établis la Notice des monuments de peinture et de sculpture du département de Saône-et-Loire, I7nventaire sommaire des principaux manuscrits conservés à Auxerre, ainsi que des monuments et tableaux des églises et des restes d'antiquités éparses dans la ville. Lors de l'aliénation de l'abbaye de Cîteaux, les statues, tableaux, boiseries, cloches, tombeaux, autels, furent formellement exceptés de la vente. Le peintre Devosge et le sculpteur Attiret transportèrent au musée de Dijon les tableaux et les sculptures du Palais des États.

Mais Tor, l'argent, le bronze étaient indispensables à la fabrication des monnaies, des canons; les administrateurs des communes, illettrés pour la plupart, ne voyaient dans les trésors confiés à leurs soins que des « hochets de la superstition », et les représentants en mission dépassaient leurs instructions. Les calices, les encensoirs, les croix, des abbayes de Gluny et de Tournus, allèrent à la monnaie, les cloches des églises à la fonderie. Dans l'Ain, Albitte ne laissa debout que quelques clochers. Des malfaiteurs mutilèrent, à coups de marteau, l'imagerie des portails de la Madeleine de Vézelay, de Notre-Dame de Dijon, de Saint- Nicolas de Brou. La rotonde de Saint-Bénigne fut rasée pour faire place à un champ de tir. Saint-Pierre de Mâcon disparut, et, dans la même ville, Saint- Vincent ne garda que ses deux tours et son narthex. La démolition de la basilique de Cluny, décidée le 26 novembre 1793, fut exécutée sous le Consulat. Les tombeaux et menuiseries de Cîteaux, transportés à Dijon sur cinq voitures par ordre du directoire de la Côte-d'Or, s'évanouirent sans laisser d'autre trace que le tombeau de Philippe Pot. La Chartreuse de Charapmol, qui renfermait les sépultures des ducs de Bourgogne, eut le même sort. Le conseil général de la commune de Dijon, après avoir parlé de convertir les gisants en emblèmes de la Liberté et de l'Égalité, décida que « les tombeaux seraient détruits comme étant des monuments de despotes et que les figures qui représentaient les anciens ducs seraient réduites en bloc », mais les pleurants devaient être « con-

La Bourgogne Contemporaine. chapitre

serves el déposés dans un lieu convenable ». Le travail ayant été exécuté avec quelques ménagements, ces ouvrages ont pu être reconstitués en 1827.

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