‹ Histoire de BourgogneChapitre 15 sur 177 · Tilre XXXVIIl · texte numérisé non relu

Tilre XXXVIIl

DEUXIÈME Les Bnrgondeis.

sacrifiés des sociétés primitives, sont l'objet de soins particuliers. Le meurtre de l'esclave n'est pas encore assimilé à celui de l'homme libre, mais l'assassin doit payer une somme élevée au maître de l'esclave assassiné. L'affranchissement est favorisé : « Si un Burgonde a affranchi son esclave et qu'il veuille le ramener à l'esclavage, il n'en a pas le droit, à moins que son ancien esclave ne soit convaincu, par un jugement, d'avoir fait tort ou offense à son bienfaiteur et d'avoir été condamné à perdre la liberté' ». La femme est mise, avec ses biens, sous l'autorité de son mari; si elle l'abandonne, elle est jetée dans un bourbier; mais son mari ne peut se séparer d'elle pour une autre cause que l'adultère, les maléfices ou la violation des sépultures : s'il quitte la maison pour un autre motif, « il devra y laisser toutes choses, et la femme demeurant avec les enfants prendra possession de ses biens ^ »

Gondebaud et ses prédécesseurs ne négli-

PROSPÉRITE , ^ , , ,.

ÉCONOMIQUE gèrent pas non plus les questions econo- ET iNTELLEc- niiqucs. Sous eux, la Bourgogne retrouva en partie la fortune dont Eumène déplorait jadis la ruine avec tant d'amertume. Grâce à l'augmentation du nombre des cultivateurs, les friches disparurent ; de nouvelles terres furent conquises sur les forêts et les landes, ensemencées en blé ou plantées en vignes. Des mesures furent prises contre les incendies et les déprédations des bêtes sauvages; des pièges à loup, faits d'un arc qui se détendait brusquement, furent installés dans le voisinage des champs et des fermes. Les bœufs et les chevaux pâturèrent par bandes, avec une simple entrave ou une clochette au cou. L'industrie du fer reprit. Il devint facile dans ces conditions de payer l'impôt, et, s'il se produisait quelque famine, les malheureux trouvaient dans la charité chrétienne le moyen de ne pas mourir de faim. Les Wisigoths ayant, en 476, pillé la Bourgogne occidentale et brûlé les moissons, l'évêque de Lyon,

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