Seignohos, Le régime [codai, p. ion
Le Duché de Bour^osne. chapitre
ments, une chapelle, des communs, et il faut franchir plusieurs enceintes et fossés pour y arriver. Il renferme une grande salle voûtée où le seigneur reçoit ses vassaux, prend ses repas et ses divertissements. Quelquefois il communique, par des chemins souterrains, directement avec la campagne. De ces châteaux il subsiste d'intéressants débris, à Thizy, Druyes et Chastellux (Yonne), Berzé, Lournand, IMonlaigu (Saône-et-Loire), Rougemont et Mont- Saint-Jean (Côted'Or).
Les nobles bourguignons sont adonnés LA VIE exclusivement au métier des armes. La cheva- DES soBLEs. \qy'\q nc compta point d'adeptes plus fervents, et ce n'est pas du bout des lèvres qu'ils promettaient, selon le code chevaleresque, de faire aux infidèles une guerre sans trêve ni merci. On les trouve dans tous les pays où se livrent des batailles contre les ennemis du christianisme, en Syrie, en Palestine, en Egypte, surtout en Espagne. Lorsque Hugue III se rend à la croisade, il est accompagné par les sires de Grancey, de Vergy, de Montréal, de Noyers, de Savoisy, Jocelin d'Avallon et le comte de Chalon. Eude III emmène à la guerre des Albigeois Gauthier, évêque d'Aulun, Mile de Vergy, André, seigneur de Rougemont-sur-Armançon, Etienne II, comte d'Auxonne, Jean comte de Chalon. Hugue IV est suivi dans ses deux expéditions par la fleur de la chevalerie bourguignonne, notamment par Jean de Chalon et Josserand de Brancion, qui fut blessé mortellement à la Mansourah. Henri de Bourgogne, petit-fils de Robert sans Terre, passe les Pyrénées avec quelques compagnons, écrase les Musulmans « en dix-sept batailles rangées », et fonde le royaume du Portugal (1095). Guillaume de Champlitte, vicomte de Dijon, se distingue à la conquête de Constantinople et devient prince d'Achaïe Au retour de ces expéditions lointaines, les nobles ne dépouillent pas leur armure. S'ils ne font pas la guerre aux églises, ils se battent entre eux. On lit dans le Mémorial de Jean de Saint-Victor :
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