LETAT BOURGUIGNON SOUS CHARLES LE TÉMÉRAIRE
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Le Duché de Bours^osne. chapitre
Pendant que le duc de Bourgogne caressait ces chimères, les électeurs représentaient à l'empereur qu'il était étranger, qu'il serait un vassal dangereux et qu'à son âge il pouvait encore avoir des fils. Dans la nuit du 24 novembre, alors que la ville était plongée dans le silence et l'obscurité, Frédéric, accompagné par une douzaine d'officiers, s'embarqua sur le Rhin, et fila sans s'arrêter jusqu'à Cologne*.
Cet échec ne diminuait en rien la puis- CHAFLES sance matérielle du duc de Bourgogne et
LE TEMERAIRE . , ... , i- , i
ET LES SUISSES. Gucorc mouis son ambition. L insuccès du siège de Neuss, qu'il fit pour plaire à son allié, l'archevêque de Cologne (juillet 1474-juin 1475), ne le troubla pas davantage. Le 30 novembre 1475, il occupa Nancy et dit : « C'est le pays que plus désirais. Je suis maintenant emmy mes pays, pour aller et pour venir ». Aux Dijonnais, il parla de cet ancien royaume de Bourgogne que les rois de France avaient usurpé et converti en duché; puis il ajouta qu'il avait sur ce sujet des idées qu'il croyait devoir enfermer en son cœur sans les livrer à personne. Il s'agissait de la guerre contre les Suisses, qui avaient conclu avec Sigismond ï Union de Constance pour obliger le duc de Bourgogne à rendre l'Alsace, et infligé aux troupes bourguignonnes la défaite d'Héricourt (avril-novembre 1474).
Les Suisses étaient d'excellents soldats. BATAILLES Ariués d'uuc épée, d'un couteau et d'une piaue