On brûle
QUATRIÈME LcL CwiUsatioii au XP siècle.
un an et un jour lequel qu'il leur plaît de la ville de Châtillon et du métier '.
Des fermiers ou visiteurs, envoyés par le duc ou par le maire, s'assurent que ces dispositions ne restent pas lettre morte. On les a critiquées avec raison comme contraires à la liberté du travail et ayant peu à peu engendré la routine. On ne peut nier qu'elles aient assuré au début la loyauté de la vente et la sincérité de la marchandise.
L'aisance et la joie viennent avec la for- PLAisms tune. Les maisons des bourgeois du xv^ siècle POPULAIRES. 3ont de pittoresques demeures « à pans de bois », c'est-à-dire construites en poutres apparentes. Les riches ont des hôtels de pierre, avec chapelle et salle de réception. Les inventaires du temps énumèrent avec complaisance les meubles, la vaisselle, les oreillers, les paires de drap, les lits de plumes. Les fêtes ducales ont un charme toujours nouveau, toujours goûté, surtout quand elles ramènent l'exhibition de ces gigantesques mannequins habillés et peints à la mode du Nord, qui portent le nom de Golias (Goliath); mais en temps ordinaire, les bourgeois s'amusent aussi. Comme ils sont très pieux, ils vont chaque dimanche à l'église entendre jouer les ogres (orgues), ou bien ils font à travers les rues de grandes processions « pour rendre grâce à Dieu des récoltes ». Ils jouent aux dés et à la paume, s'exercent au tir de l'arc et de l'arbalète, écoutent avec délices les ménestrels experts en la « science de ménestrandise », s'émeuvent aux représentations des mystères de la Passion et de la Résiirreclion^. Nulle fête n'est plus populaire que la Fête des fous. Elle est célébrée pendant l'octave de Noël, à l'église Notre-Dame de Beaune, à Saint-Étienne ou à la Sainte-Chapelle de Dijon. Partout, elle donne lieu à d'étranges cérémonies. Un jeune clerc est élu abbé ou