CHAPITRE V
OOles Ohiselin, 2* da nom des seigrneiin de Bonsliecqne, Ecnyer tranchant de Gharles-le-Téméraire, grand bailly dTpres. — O Ikit bfttir réfflise et le ohitean de Boosbecqne. — Maasolée qni Ini est éleTé dans eette église. — Ses eniiuitB.
Gilles Ghiselin, deuxième du nom des seigneurs de Bousbecque, seigneur de Huelhof, Wastinnes, Duremont et d'autres lieux, fils cadet de Gilles, et d'Adrienne de Hingette dit de la Lys, hérita la seigneurie de Bousbecque de son frère Georges.
S'étant de bonne heure distingué dans la carrière des armes, Gilles Ghiselin devint conseiller et chambellan du duc Charles de Bourgogne, qu'il servit dans ses guerres nombreuses et imprudentes, se signalant particulièrement à la mémorable journée de Nancy oii périrent tant et de si vaillants guerriers de la noblesse Flamande, en même temps que le duc Charles de Bourgogne lui-même, appelé depuis, avec tant de raisons, le téméraire.
Grand bailly de la ville, salle et châtellenie d'Ypres en 1480, « Gilles Ghiselin fit faire Téglise et le château de Bousbecque. » (1)
Pendant les siècles qui suivirent les invasions, et à travers les guerres qui ont si fréquemment désolé notre pays,
(1) Recueil généalogique du chanoine Joigny de Pamele, appartenant à M. le comte de Limburg-Stirum, à Gand, qui a bien voulu nous l€( communiquer. Nous nous faisons ttn devoir de remercier ici, publiquement^ M. le comte de Lîmbui*g-Stimm de Textréme obligeance qu*il a eue, en noua aidant de ses hautes connaissances archéologiques, dans nos recherches relatives aux seigneurs de Bouabeoque.
la résidence des seigneurs dut, à diverses reprises, être détruite ou endonunagée ; rien ne doit donc nous empêcher de croire Fauteur qui nous apprend que Gilles Ghiselin ait fait reconstruire le château de Bousbecque.
Buzelin constate que de son temps « la partie basse de ce château subsistait encore, avec sa grand porte et d^autres édifices remarquables fmais que la partie la plus haute et mieux fortifiée, où résidaient les seigneurs, avait été tellement dévastée par Tincendie, qu^il ne restait plus que des pans de murs pour indiquer comment elle était bâtie. » (1)
Gilles Ghiselin avait épousé, à Fives, Agnès Gommer, dame de TEcanguerie, de la Fhalecque, de la Mairie de Wattrelos, des Planques, etc., fille de Jacques, et de Joye Dellacherie ou de la lacherie. Après la mort de son mari, -décédé le 18 Avril 1514, Agnès Gommer, dame de Bousbecque, se retira à Lille, dans un magnifique hôtel, qui fut longtemps habité par des membres de sa &miUe. Nous Usons dans un titre conservé aux archives de la ville de Lille :
« Agnès Gomer, vefve de feu messire Gilles Ghizelin, chevalier, seigneur de Bouzebecque scavoir fay que les mayeurs et échevins de la ville de Lille, à ma prière et requeste mont accordé par grâce pour moy et ma famille et sans fraulde, pooir boire vin et cervoise, en icelle ville, sans payer assis, et tant qu'il leur plaisra, le tout sans porter préjudice aux droix et prévilèges de ladite ville. En tesmoing de vérité, j'ay ces présentes scellé de mon scel armoye de mes armes, le douziesme jour du mois de juing Tan mil cinq cens trente et quatre. » (2)
(1) .... Gastri pars inferior etiam modo consistit portieu et allis cedîficiis viaenda ; editiorem et munitiorem, ubi comarchi sedes erat, incendium ita corrupit, ut soli prestent parietes certo insignis structurée indicio. «— (Buzelin, édition de 1623, page 62.)
(2) Archives de la viUe de LiUe. — A cette pièce est suspendu un scel « portant une fasce de losanges, parti d'un biUeté à la fasce brochant^ » représentant un ange soutenant un écu.
Elle mourut le 2 Juin 1541 et fut inhumée avec son mari, en relise de Bousbecque où le magnifique tombeau que Ton voit encore aujourd'hui leur a été élevé.
Ce curieux mausolée, construit en gré blanc, se trouve dans le chœur de la chapelle de Saint Antoine à l'extrémité de la nef latérale de droite. Sa hauteur est de cinq mètres et sa largeur de trois mètres cinquante centimètres.
Le monument est formé de deux colonnes dont les bases, en marbre noir, sont aujourd'hui, en partie, enfoncées sous le pavement, et portaient autrefois des écussons. Les fûts qui surmontent ces bases sont cannelés aux deux tiers et coupés par des cercles, entre lesquels sont sculptés de gracieux rinceaux, avec des têtes d'homme et de lion et des fleurs. Les chapitaux corinthiens de ces colonnes sont reliés par une architrave, au milieu de laquelle se trouve un écusson, porté par des anges, qui ofifre la date de 1559. Sur le fronton, au-dessus de cette architrave, le père étemel est représenté tenant le globe du monde en main et entouré d'anges et de nuages.
Le soubassement du tombeau, tombant en ruines, on établit, à sa place, la porte d'entrée de la sacristie. Heureusement la pierre en marbre blanc, gravée en lettres de l'époque, a été conservée. Elle porte l'inscription suivante :
'"'^^^ (( Cy gist messire Gilles chevalier seigneur de Bousbeke
^^fc^^^iyiz '^ feu Gilles aussy chevalier en son temps s*" dudicte Bousbeke du HeuUehof et Wastines, etc., en son temps escuier trenchant à feu duc Charle de Bourgongne le servit à la journée de Nansy et depus au dict Estât à très puissant Roy Philippe de Castille et premier escuier Trenchant à
Messeur les enffans du (1) quand il se partit des pays
d'embas pour Espaigne lequel termina vie par mort le XVIII^ io' du mois d'Apvril anno XV*' XIIII et dame Agnies Gommer sa compaigne en son temps dame Desplancques et de le
(1) Le mot Roi est biffé.
MAUSOLEE DE GILLES GHY3ELIN, Seigneur deBusbecq .
Lik.Ed ArVj-iil. .
Phalesques laquelle termina vie par mort le second jour de juillet XV® Xn proes Dieu pour leurs âmes.
Nous lisons dans plusieurs recueils héraldiques, qui donnent la description de ce mausolée, qu'on y voyait autrefois un chevalier, couvert d'armures, étendu avec sa femme sur le tombeau, comme on en rencontre fréquemment sur la plupart des sarcophages qui existent encore dans nos églises Flamandes. Une pierre, que nous avons retrouvée, et sur laquelle on voit une partie de la tête, du buste et du bras nu, d'un corps étendu sur une natte, parfaitement sculptée, prouve que ces auteurs se sont trompés, et que les personnages qui y étaient représentés se trouvaient presque nus, comme on en trouve parfois sur d'autres pierres tombales de cette époque.
Des débris importants de la façade du soubassemen;t, qua nous avons aussi retrouvés, nous permettraient de rétablir, dans son état primitif, cette partie importante du monument,dont rinscription était surmontée d'un casque de chevalier, ayant pour cimier « une tête et col de loup dans un vol d'argent » et entourée des huit quartiers suivants, rapportés par Guillaume Crétau, dans son manuscrit de la bibliothèque de Tournai.
Ghiselin Corte^r^lle Hingette Halluin ' Gomer Régnier Lacherie Desfiefs.
Presque tous les auteurs désignent les armes de Ghiselin « d'argent à 3 et deux demi losanges en fasce de gueides. » Beaucoup d'historiens les citent : « d'argent à cinq fusées de gueules, v Le blason qui orne le socle de la châsse de Bousbecque nous le donne, incontestablement, tel que cette illustre famille le portait << de gueules fuselées de cinq pièces d'argeut. n
En faisant nos recherches dans les démolitions de l'ancienne sacristie, nous avons encore trouvé une pierre bleue, portant un écusson assez bien sculpté. Cette pierre servait de gond à une porte et elle ne peut provenir du monument actuel, ce qui nous fait supposer qu'elle faisait partie d'un tombeau, dans l'église qui a précédée celle qui existe aujourd'hui. Nous n'a-
vons pu en reconnidtre les émaux, qui n'avaient jamais été indiqués ; les dix losages qu'on y voit (3. 3. 3. et 1) le font comparer aux armes des familles de Lalain ou d'Esnes.
Le tombeau de Gilles Ghiselin, et par Tensemble qu'il représente encore maintenant, malgré les outrages qu'il a subis, et par la perfection des détails, dit le savant chanoine Dehaisnes (1) est un des monuments les plus remarquables de Tépoque de la renaissance, qui existent aujourd'hui dans l'arrondissement de Lille. SHl était l'objet d'une restauration intelligente, il ferait l'admiration de tous les amateurs. N'oublions pas de rappeler que ce monument recouvre le cœur d'Auger de Bousbecque, le célèbre diplomate et naturaliste du XYP siècle. Sa conservation, sa restauration doivent donc intéresser à divers points de vue.
Gilles Ghiselin et Agnès Gonmier son épouse eurent quatre enfants :
V Gilles Ghiselin (3® du nom des seigneurs de Bousbecque) . chevalier, mort sans hoirs.
2® Marie Ghiselin, dame de l'Ecanguerie, de Wattier à Avelin, de la Mairie à Wattreloo, fille ainée, morte en «élibat.
Par un acte de 1555 elle vend des terres à Wazemmes, au lieu dit l'Equipée, aux nommés Jehan Foumier dit du Deboult et à Maihieu de Douze. (2) Elle git au cloître des Pauvres Glaires, à Lille, où l'on vit longtemps son épitaphe, ainsi conçue :
(( Cy devant et sous la lame gist le corps de noble demoiselle, mademoiselle Marie Ghiselin, fille de défunts messire Gilles, en son vivant, chevalier, seigneur de Bousbecq et de dame Agnès Gommer, en son temps damoiselle de l'Escanguerie et de la Mairie de Wattrelos ; laquelle après avoir vécu en ce mortel monde en virginité et aub'es vertus l'espace
(i) Bulletin scientifique du Nord. (1875)
(2) Archives du département du Nord. Reg. des Chartres, 26, folio 53.
de 66 ans environ, seroît terminé vie par trepa« le 6« 30ur du mois de juin un 1561. n
Priez Dieu pour gon âmo. ^
^ Pensez à la mort, *
Ses quartiers sont: ? -*«^
Ghiselin Gommer
^ .* Courteville Régnier
Hinguette La Laoheriô
r Haiewiii Dtt Fief. {V
Les archives d^ hôapîces de LiUe nous apprennent que jar son testament, Marie Ghiselin légua V Une rente de «ent florins due par lé seigneur de Will^ml? 2^, ^ne autre jeitte, de 23 livres parisis, due par le seigneur ae »^ ^™^ -à Erquinghem sur la Lys ; 3^ Une autre rente, de 50 flonui» ^carolus, due par la princesse d'Espinoy, et enfin 4^ une 'Créance de 300 florins carolus « prêtés au Roy du temps ide Nigri », pour la fondation et Fentretien de trois lits à « la maison et hospital des pauvres persoimes cbartrières, dit hospice Saint Jacques ou des Viellettes, » situé près du pont de Rouhaix, au-devant du couvent des Sœurs-Grises de cette ville de Lille.
Une lame de cuivre, gravée et armoriée, rappelant cette donation, fut longtemps posée contre les murs de la chapelle de cet hôpital.
3^ Barbe Ghiselin, mariée à François de Hocron, chevalier, gouverneur de Bethune. Elle gît à Bousbecque.
4^ Georges Ghiselin, chevalier, seigneur de Bousbecque, IVastinnes, ete. qui fera Tobjet du chapitre suivant.
^^XZCit^l.'ÏSJ.Iif •» ■»- - -
CHAPITKE VI.
Cteorgres Ghiselin, seierneur de Bonsbecqne. — O obtient de Charle»- Qaint des privilégres pour la draperie de ce Yillage. — Jean CHiiselin. — Sa oondnite pendant la réforme. — La aeignenrie de Bonsbecqne anx mains de la famille de Tedegrhem. — Angor de Bonsbecqne.
Georges Ghiselin, chevalier, seigneur de Bousbecque, Wastinnes, etc./ quatrième fils de Gilles Ghiselin et d'Agnès Gommer, se trouvait à Comines, en 1519, accompagné de Daniel de Croix, seigneur de Wambrechies, au moment où ce dernier, tua d'un coup d'épée, sur la place de cette ville, un joueur de violon, nommé Chariot Desrumault. Les récits fantastiques, que la tradition a conservé de cette affaire, sont si diversement rapportés, que nous avons cru devoir en reproduire les détails, d'après les lettres de grâce accordées par l'empereur Charles-Quint en 1519. (1)
Dans l'espoir d'augmenter la fabrication des draps, oa du moins, de la conserver dans notre village, quelque faible qu'elle ait toujours été à Bousbecque, comparativement aux localités voisines, Georges Ghiselin sollicita et obtint de l'empereur Charles-Quint, la confirmation des privilèges que la draperie de Bousbecque possédait depuis 1352. Dans les lettres données à ce sujet à Gand, le 7 Juin 1531, l'empereur qualifie Georges Ghiselin << d'aymé et féal écuyer. »
Nous aurons l'occasion de constater que malgré les efforts des seigneurs de Bousbecque, l'industrie des draps n'a pu se maintenir dans cette localité.
(1) V. pièces justificatives.
Georges Ghiselin avait épousé Madeleine de Croix, veuve, sans enfant, de Charles du Bois, seigneur de la langerie, et qu'un titre de 1589 nous dit être douairière de Guillaume de Grand, Elle était fille de Bauduin de Croix dit Drumez, seigneur de Wasquehal, Fresnoy, Oyembourg, et de Marguerite de Landas. Il mourut en 1561, laissant trois enfants:
V Jean Ghiselin, fils aîné, chevalier, seigneur de Bousbecque, qui fit rapport du fief de la Lys en 1561.
Le nom de Jean Ghiselin figure avec ceux de François de Montmorency, seigneur des Watines, d'Adrien de Noyelles, seigneur.de Croix, de Jean de Haynin, seigneur de Breucq, Chevaliers, et de Jean de le Fortrie, procureur de la ville de Lille, au bas d'une protestation adressée au nom des Etats de Lille à Marguerite de Parme, gouvernante des Pays-Bas, contre les mesures qu'elle avait édictées pour la mise à exécution des placards de Charles-Quint relatifs à la répression de l'hérésie.
Ce n'est pas que les Etats de Lille ne fussent foncièrement dévoués à la cause catholique, et disposés à poursuivre vigoureusement les perturbateurs, mais certaines des mes^ires prises par l'Empereur contre les sectaires annulaient ou tendaient à annuler des privilèges, plusieurs fois séculaires, en particulier le fameux et si important privilège de non-confiscation.
Nous avons à Lille, dit Patou, (1) en fait de confiscation, le plus beau privilège qu'il y ait dans aucune province : pour aucun crime, même de Lèse-Majesté divine ou humaine, la confiscation n'a point lieu; ce qui s'étend à toute la province de Lille, Douay et Orchies oii les biens de ceux qui sont condamnés à mort par contumace ou autrement, appartiennent à leurs héritiers légitimes, descendants, ascendants ou collatéraux, dans quelque degré que ce soit, et pour quelque crime qu'on aurait commis
Cet extrait des œuvres du célèbre jurisconsulte Lillois mon-
(1) Commentaires sur les coutumes de Lille, titre des successions, ai*ticie XXV, glose unique.
OoC
tre assez Timportance de l'acte auquel Jeau Ghiselin s^associait à ses nobles coUètgues des Etats de Lille. (1)
Par contrat du 25 Août 1569, Jean Ghiselin avait épousé Anne de Bonnière dit de Souatre, fille de Charles, chevalier, baron d'Auxy et de Daours, gouverneur de la Goiigue, et grand bailly du pays de Laleu ; et de Florence de Bernemicourt, dame de Villers au bois et d^autres lieux. U mourut sans postérité, en novembre 1578, laissant la sei- 'irie de Bousbecque à sa sœur Agnès mariée à Jacques
8^^^ ^-chem.
de Yeav,^
u "ite- Jacqueline Ghiselin, dame de TEscanguerie,
^^F\ ' 6' ^^ Huelhof, épousa, par contrat du 28
de l»*^*^.*®^^-' -Baptiste de Thiennes, chevalier, sd-
novembre 1^^^^, Jean Montigny et de NeufviUe sur Sambre,
gneur de WiUeil^ies, de n. ^^^^^j^ g^. ^^ ^.^^^
fils de Thomas, baJOA de .
, Marguerite de Haméricourt,
Etaient présents à ce contm < a. ^ ^^ j^ ^^^^^ seigneur
sa mère, dame de Caestre ; Feiàim^ - ^ Q^y^Q ^^ ^^ Li^. de Mouscron, son bel oncle, AntoiW ùk ^ cousin d'une dekercke, chevalier, seigneur de Heule; ^^ v^^ sa' mèrepart; et Marguerite de Croix, dame de Btf^«à^/ ^ ^^^^l Jean de Ghiselin, chevalier, seigneur dudit lieiï, tb^ ^^ -nés d'Yedeghem, chevalier, seigneur de Wattoa .^
^*^^^*'e; Antoine Vilain, seigneur de la Bouchwderu ^
beati-iw^
d'autre? part. ,
Marguerite ^Ha^^^^ Bd^eurieX SaS qîi TZi
cementde ce Wage outre ^^^J^^^^ de Warelles qu'eUe du côté, de son père la s^^^^^^ ^^ ^^^, ^^^.^ ^^ ^^^
acheta exprès pour 1^ f»^^^^^^^^^^^ ^^ ^ ^^^^^^ en ai^t à Bruges, avec toiiB les meubles p
Quant à Marguerite-Jacqueline de Gbi^^»;^"^;^^;»^ en mariage les teirres et seigneunea de l Escangne et
(1) La protestation d-M Etate est citée par BuieUn. annales de FU«A«. -tp530.
Huelhof, ainsi que tous les biens échus par lé décès de sa tante Marie de Ghiselin, valant au moins cinq mille florins de rente.
Jean-Baptiste de Thiennes, seigneur de Montigny, se fixa à Bruges et il fut échevin du pays du franc, depuis Tan 1561 jusqu'en 1599. Il mourut le 1*** Juillet 1604 et fut enterré à Rumbeke. Sa femme, Marguerite-Jacqueline de Ghiselin est décédée le 27 Mars 1611. Ses restes mortels furent transportés à Lille et inhumés à Téglise de Saint Maurice. (1)
Parmi leurs enfants, nous devons citer: Marguerite de Thiennes, mariée en 1591 à Philippe de Yedeghem dont nous nous entretiendrons dans la suite ; Marie de Thiennes, religieuse à Marquette, morte le 2 Octobre 1641, et Jean-Baptiste de Thiennes, chevalier, baron de Montigny,. seigneur de Willersies, de Neufville, du Sart, d'Hazebrouck et de l'Escaye. Il épousa le 22 Avril 1608 Hélène de Lannoy, dame du Moulin de Fresnes à Loos, fille de Claude, seigneur de Moulin, et d^Hélène de Bonnières. Il fut fait prisonnier sur la place de Menin, à Lille, pendant la révolte des Pays-Bas, par le parti de la réforme, et afin! de pouvoir payer la rançon qu'on exigea de lui, il se trouva forcé de vendre une belle maison, qu'il avait à Lille, et qui était connue sous
(1)' Un manuscrit de la Bibliothèque Royale de Bruxelles (n. 19464, 19468) intitulé « copie de plusieurs funérailles des rois, princes et gentillshommea de la ville de Lille et là aux environs, » donne le détail suivant de rinfaumation de Marguerite de Ghiselin à Téglise de S. Maurice de Lille; « Fan 16il, le vendredi 18* jour de juin furent faits en léglLse de S. Maurice en la ville de Lille les obsèques et funérailles de noble dame, madame Marguerite Ghiselin en sont vivant vesve de feu messire Jean de Tiennes, chevalier S' de Wilergis et étoit chef du deueul messire de Tiennes, chevalier S' de Wilergis fils de la dit dame conduit par messire Claude de Lannoy, chevalier S' du Molin beau père au deuillant ou fut porté le grand blason et ses 4 cartiers poses autour du tombeau ou étoit la demy chapelle le tout forthonorablement et les blasons et cartiers ont estes fait par Philippe Mes demeurant en la rue de prettre. Requiescat in paoe. Cartiers Ghiselin, Gommer, de Croix, Londas ».
C'est en résumant les documents que nous avons puisés dans ces biographies, que nous allons faire connaître d'une manière succinte, cet illustre personnage, en ajoutant les renseignments que nous avons nous-mêmes recueillis, notamment ceux qui ont rapport au village de Bousbecque, dont il avait acheté la seigneurie en 1587.