‹ Histoire de Braine et de ses environsChapitre 49 sur 63 · CHAPITRE XLIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLIV

Brff Pèlerinage»*.

ans le courant des XVI e et XVII e siècles, les pèlerinages étaient en grande vénération dans le Valois. On avait élevé sur plusieurs points des chapelles isolées , sans dotation et sans desservans, uniquement pour servir de stations aux processions et aux personnes qui honoraient d'un culte particulier le saint sous l'invocation duquel elles étaient construites. Dans les environs de Braine, outre les chapelles de Vauberlin, du Mont-Essart et d'autres lieux, Enguerrand, seigneur de Courcelles, pour

l'accomplissement d'un vœu qu'il avait fail aux croisades, en fit ériger une Pan 4265, près le village de Courcelles, sur un endroit élevé qui se trouvait au bord du grand chemin romain, actuellement la route royale de Paris à Reims, et lui donna le nom de Calvaire. Ce seigneur la fit solidement bâtir et lui donna une forme carrée se terminant en voûle : elle est à la même distance de Cou réelles que le Calvaire Tétait de Jérusalem. On y va tous les ans en pèlerinage, le jour du vendredi saint, pour recueillir les offrandes des passans charitables.

II y avait encore dans les environs de Braine d'autres l>élerinages : ainsi, on venait de tous côtés à Serches pour les maux de gorge; à Saint-Rufin de Bazoche pour l'enflure ; au Viel-Arcy etàChery pour les enfans mourant de consomption, et à Limé pour se préserver de l'hydrophobie. On conserve encore dans l'église de ce lieu des reliques de saint Hubert, en l'honneur duquel on avait autrefois fondé une confrérie.

En terminant ce chapitre, le dernier de ceux dans lesquels nous avons particulièrement parlé des lieux environnant Braine qui nous offraient quelque importance, nous croyons devoir prévenir le lecteur que nous avons plutôt cherché à traiter de choses sérieuses que de choses frivoles. Nous avons rapporté les faits tels que les légendaires, les chroniqueurs et les généalogistes nous les ont transmis; il est du devoir de l'historien d'exposer et de respecter ces anciennes traditions, quelquefois pleines

d'une naïveté toute poétique, comme elles nous ont été transmises de générations en générations.

Nous allons reprendre, au chapitre suivant, le cours de notre histoire, depuis l'époque de 1789. .

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