CHAPITRE VIII
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J^ljEPuis long-tcms les peuples germaniques
]'j faisaient des irruptions dans les Gaules; Ornais les armées gallo-romaines les repousjsaient, et toutes leurs tentatives étaient devenues infructueuses. Enfin, les Francs s'établirent au nord des Gaules.
Tous les princes qui ont précédé Clovis, depuis PJiaramond inclusivement, laissent à douter de leur existence réelle comme rois de France. Les peuples francs étaient partagés en tribus : Clovis, qui n'avait que quinze ans quand il monta sur le trône, régna sur la plus grande de toutes, celle des Salions. Ce ne fut que cinq
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ans après son avcncmeniau trône, en 186, qu'il \inl al laquer ei prendre poissons, dont il fit sa capitale jusqu à la conquête de Paris. Dans la suite, il donna à la France les limites qu'elle a encore de nos jours, les Pyrénées, les Alpes, etc. Les domaines de Clovis, qui, selon l'usage de l'époque, lui tenaient lieu d'impôts, étaient, entre autres, le château de Cuise et la forêt du même nom, ainsi que le château de Braine, qui existait déjà avec la vaste et belle forêt qui s'étendait jusque sur les bords de la Marne, et dont il ne nous reste plus aujourd'hui que la forêt de Daulle.
On sait que Clovis, qui avait épousé Clotilde, la tille très-chrétienne du roi de Bourgogne, fut baptisé sur les instances de celle reine , le jour de Noël , par saint Kemi, évêque de Reims. Pendant vingt ans, ce roi habita Soissons, sa capitale, berceau de la monarchie française, el transféra sa résidence à Paris, en 507; quatre ans après, la trentième année de son règne, il mourut, âgé de quaranle-cinq ans. Dans le partage qui fut fait de son royaume, c'est à Clotaire qu'échut la Neustrie, dont Soissons était la capitale. Il habitait ordinairement cette ville; mais il allait aussi très-souvent à Braine où était une résidence royale qui faisait partie de son héritage, et qu'il affectionnait particulièrement.