‹ Histoire de BretagneChapitre 25 sur 80 · LIVRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIÈME

Règne de la duchesse Anne, i48^i5i4. — intrigues \fQxa: son mariage. -—Le roi des RomainSy Maximilien, l'épouse par procureuTy 1489. — Les hostilités recommencent entre la Bretagne et la France. — La duchesse épouse le roi de France Charles "VIII, 149^- — Conditioas du coaiiat. — Mort du roi, 1498. — Louis XJI, son successeur , casser soi^ mariage avec Jeanne de France ; il épouse la reine Anne, 1499. — Conditions de ce contrat — Projet du mariage de la princesse Claude, fille d'Anne et de Louis XII 9 avec Charles d'Autriche, iSoi. — Malâtdie du roi. — La reine envoie ses effets précieux en Bretagne. ^ Le maréchal de Gié les Êiît arrêter. — Bile demande vengeance. — Procès et condamnation du maréchal, i5o6. — Fiançailles de madame Claude avec le comte d'Angoulémç, i5o6. — Mort de la reine^ i5i4. .

\jk ûUe du duc François II fut aussitôt reconnue duchesse; mais elle n'était |>as en âge de gouverner (i) : ses conseils, c'est-à-dire Je maréchal de

(1) Voici pourtant ce que dit le roi d*armes :

« Madame Anne étoit la fuecesseressey « Et commença à pettMr auyt et joiv « A tes afbives, conmie prioceM.

l48 HISTOIRE DE BRBTA<1NB.

Rieux, investi de la tutelle par le testament du duc, la comtesse de Laval, maintenue dans sa charge de gouvernante , le sire d'Albret , les comtes de Gomminges et de Dunois, cherchaient, pour elle, un appui contre Toppression de la France. La Bretagne était aux abois. On en était réduit à frapper des monnaies de cuir. Les Français continuaient de dévaster le pays et de prendre les villes , comme si la paix n'eût pas été signée. Châteaubriant, Pontrieu, Guingamp, Concarneau, Brest , furent emportés de vive force. Lé roi réclamait la tutelle des deux princesses , et faisait inviter rainée à s'abstenir de prendre le titre de duchesse, jusqu'à ce que les commissaires, nommés pour examiner les droits de la France, eussent prononcé. On voit qne le conseil du roi voulait avoir en même temps les profits de la conquête ^t les apparences de la modération tant recom* mandée par le chancelier de Hochefort

Les ministres de la duchesse tâchèrent de renouer les négociations avec le roi des Komains et avec le roi de Gastille , lesquels firent quelques mouvements, dans l'objet de donner de l'inquiétude à la France, du côté de la Flandre et sur la

«« Tout le monde parloit de sa haultes&e; « Nul ne pouvoit à droit s'appercevoir:

m Et sa grande et très haulte nobleue « C'est uu abisme à le concevoir. »

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