‹ Histoire de BretagneChapitre 4 sur 80 · LIVRE SEPTIÈME. Ô'J · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. Ô'J

s'en afihmchir, le saint^siége avjEÛt condamné leur

désobéissance. £nfin , Charles - le - Simple avait donné la suzeraineté de la Bretagne au duc des Normands • ce qui était une preuve évidente qu'il la possédait Ces donations, ces actes, ces hommages , ces lettres des conciles , ce traité de Saint- Clair fait avec les Normands, étaient des titres écrits et positifs. On ne pouvait révoquer en doute Tautorité que la dynastie de Chaiiemagne avait exercée sur ce pays.

Sous les premiers Capétiens , il u avait été qu un arrière-fief de la France; mais Jean -sans-Terre ajrant été dépouillé du duché de Normandie par un jugement de la cour des pairs, la Bretagne,, par l'effet de ce même jugement, était rentrée sous la suzeraineté diiecie de Philippe-Auguste, qui , après avoir pris la tutelle de la jeune duchesse Alix, se fit prêter serment à lui-même, comme administrateur du pays. Le mariage d'Alix avec un prince de la maison de Dreux fit passer la Bretagn e à une branche cadette de la maison de France. La félonie de Pierre de Dreux porta Louis IX à exiger qu'il se démit de sa principauté, et à le menacer de la réunir à la couronne ; menace que le saint roi n'aurait point faite , s'il n'eût eu le droit de l'exécuter. Phiiippe-le-Bei érigea la Bretagne en duché-pairie. Enfin , la révolte du duc Jean VT ayant forcé Ciiarles V a le faire juger pai^ la cour

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des pairs, qui le dépouilla de ses biens, la Bre-

tîi^ne, dont on lui laissa la jouissance, finit par iaire retour à la couronne.

La plupart de ces faits étaient constants, mais quelques-uns pouvaient être présentés sous un jour moins dé&vorable aux intérêts du duc de Bretagne; d'ailleurs, quoiqu'il fût viai dv dire c^ue ce duché avait été conquiis , évacué , repris , rendu, ceonfisqué, il n'était pas moins vrai qu'il n^ avait aucune conséquence à tirer de ces occupations momentanées, puisque toutes avment été suivies de traités qui avaient rétabli les choses dans leur état antérieur. 11 était de hit que les rois (le France avaient toujours recoaiiu les ducs de Bretagne comme princes souverains. Il y avait en souvent entre eux des traités, des allkinces, qui supposaient Tindépendance des deux parties contractantes. Les ducs avaient rendu bommage; mais enfin on s était contenté de riioininage simple ; et de ce que leur obligation à cet égard était limitée, il s'ensuivait que le roi ne pouvait étendre ses prétentions au-delà de ces limites, encore moins jusqu'à réclamer la possession deleurs états^ outre la suzeraineté.

Louis XI sentait fort bien ce que ses titres pouvaient avoir d lus uf lisant et ses arguments de défectueux ; mais ce sont précisément les prétentions (le cette natiu e que Ton soutient par la force des

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