LIVRE K£UVi£Mi£. aS
sion. Ces maisons rènoncèrent à une opposition qui ue pouvait être quinfructueuse^ 'Quand on 6e fut assuré d'un certain nombre iSSa.
de voix dans les états, on convoqua cette assemblée à Vannes 9 au mois d'août i53!ft. Le roi Tint en Bretagne, et alla s'établir au château de Châteaubriant , qu'habitaient la belle Françoise de
Foix(i) et Jean de Laval, son mari, pendant que
(i) Brantôme et Yariiias oot raconté que Françoise de Foix availÂété la makresse de François 1^''^ que le mari avait Suât eofermer la oonltes^ dans metoor tendue de noir, où il IV vatt retenue pendant six mois dans une affreuse captivité,
et qu'enfin il lui avait fait ouvrir les veines. Le savant Pierre Hevin a entrepris de disculper la femme, ou au moins le mari. Vûi<à ses pireuvea ê
Oii place le meurtre qu'on attribue à Jean de Laval sous la date de iSaô; et il est constant que la comtesse de Châteaubriant n'était pas encore morte en i$35; car on trouve sa signature au bas du contrat de mariage de Claude de Foix , sa nièce , âtvec Gui de Laval , lequel mariage eut lieu cette année.
a** Elle ne mourut qu'en i537.
3*^ Si Jean de Laval eût fait peru Françoise de Foix , sa femme, il eût été. peu- naturel qu'un autre Laval obtint, si peu de temps après, la main de Claude de Foix» nièce de la
malheureuse Françoise.
4® Le roi François nomma Jean de Laval gouverneur de Bretagne.
5^ Le frère de Françoise de Foix confia, en iSa7, la tutelle de ses enfants au mari de sa sœur; ce qu'il n'aurait certainea. 17
ses oommissaires mirent cette importante afbire
eu délibération. Les patriotes, jaloux de Tindépendance du pays, voyaient avec douleur quek
nwDt pas fait si cette sœnr edt été assassinée par son mari l'année d'auparavant.
6*^ Il y a une autre preuve à laquelle Pierre Hévin n'a pas son^é, c'est que la présence de François I^*" dans le château de Châteaubriant) en 1 532, prouve évidemment que Je oomte de Laval n'avait pas tué sa femme en i5i6.
7^ Enfin , on trouve dans les oeuvres de Clément Marot deux pièces de vers qui paraissent démentir l'aventure de cette dame , ou au moins la vengeance que le mari en tira. L'une est la dédicace du recueil de ses épigrammes^ adressée par le poète à Jean de Laval, en i53o. Il lui dit : Pais Um je suis; ce qui serait un peu fort , si le meurtre < ùt été avéré, et ce qui n aurait pas été un moyen de faire sa cour au roi. L'autre est i'épitaphe qui fut gravée sur le tombeau de la belle Françoise:
Sous ce tiimbeaii s^ist Françoise de luiv, De qui tout bien tuut chacun souloit dire :
£a le disant onc une seule voix Ke s*a?ança d*y vouloir contredire, etc.
Mais malljriirensement tous ces éloges ne prouveraient rien en faveur de la comtesse de Châteaubriant, s'il était vrai« comme les éditeurs de Clément Marot le prétendent, que ce fût à elle que le poète eût adressé les vers suivants :
Gente Daoaé, de Jupiter aymée,
Dedans la tour d*ainia bien eofermée.
Or vous réeonlbrlei L%ifie moitié do rinfortune forte ; l*autra moitié, croyes que je la porto.