‹ Histoire de BretagneChapitre 56 sur 80 · LIVRE NEUVIÈME. igS · texte numérisé non relu

LIVRE NEUVIÈME. igS

femmes. £n 987 , Alain lY avait hérité du comté

de Vannes, parce qu'il était, par sa mere, petit-fils du duc Alain III. £n 1066, Havoise, fille du duc Alain V , avait porté la Bretagne en dot à son mari, Uoel V, comte de Gocnouaille. £n ii/^rBerthe, fille du duc Conan III, avait régné avec son mari, le comte de iiichemont , et avait transmis la cou* ronne à son fils. Celui-ci avait été remplacé- par Ck>nstance, sa fille, qu'on avait vue occuper le trône avec ses trois maris successivement. Enfin, c'était par une femme que la souveraineté de la Bretagne: était entrée dans la maison de Dreux, lorsque Alix, héritière de la duchesse Constance, avait, en i&i3, épousé Pierre Mauclerc« C'était par une femme que cette principauté avait été transmise à la branche de Valois, au moyen des deux mariages de la duchesse Anne avecJes Pois Charles YIU et Louis XII; c'était par une femme qu elle y avait été consérvée, c'est-à-dire par le mariage de la princesse Claude , fille de la reine Aflome^ avec François Les^rois de France ne tenaient donc que des femmes leurs droits sur ce duché: ils ne devaient donc pas contester la^ca-» pactté des femmes à recueillir cet héritage ; et ils le pouvaient'd'autant moins, qu'eux-mêmes avaient soutenu ce principe dans* la querelle de k maison de £lois contre la maison de Montfort.

De ce principe il résultait que, la postérité mas-

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culine des ducs de Bretagne se trouvant étdate,

par la niui l du roi Henri III, dernier des fils du roi Henri il y avait-ouverture à faire vateir tes droits dos princesses, filles de ce même prince, .ou , en d autres termes, que la partie de 1 iiéritage de Henri III, qu'il n'avait possédée que comme descendant des ducs de Bretagne, revenait à l'une de ses sœurs.

On objectait lacle d union; mais cet acte, vicieux dans sa forme, puisqu'il n'avait pas été libre de la pai L des Jii etous , était nul dans son essence, parce que ni les états ni le roi François I^, qui n'était qu'usufruitier de la Bretagne , n'avaient eu le droit de changer l'ordre constitutionnel de la succession , et de priver pai^là les autres héri- .tlers.de leur droit éventuel.

Gçs raisons ne laissaient pas d'être embarras* santés : aussi le procureur-général, Jacques de la Guesle, sans discuter ni le fait de la violence, m le droit des parties qui étaient intervenues dans l'acte d'union, s'attacha-t-il uniquement à établirque la Bretagne était un (ieis€rv€mt, de la nature de ceux qui se conioudentavec le dominant j lorsqu'ils viennent à se trouver rèunis dans la même main, et qui dès -lors ne peuvent plus en être séparés. C'était se retrancher dans les arguties de la jurisprudence féodale; il } avait mieux à répondre.

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