‹ Histoire de BretagneChapitre 65 sur 80 · LIVRE N£UYiàM£é * M<Q · texte numérisé non relu

LIVRE N£UYiàM£é * M<Q

Teb étairat les arricles contenus dans Tédit qui fut publié à cette occasion ; mais on avait signé vingt-trois articles secrets, dont les principaux étaient :

Que le roi entendait que, dans le délai d'un mois, le duc de Mercœur se démit du gouvernement de Bretagne ;

Qu'en dédommagement de cette charge , et en considération du mariage de César avec la iille du duc, le roi accordait à celui-ci une somme de st35,ooo écus;

Que, pour l'indemniser des dépenses qu'il avait iaites pendant la guerre, le roi lui assurait une pension annuelle de 16,666 écus;

Que le duc serait tenu de remettre entre les mains du roi toutes les places qu'il occupait;

Que cependant le duc et ses adhérents rentreraient en possession de tous leurs biens , villes , châteaux, et même places fortes, leur appartenant ;

Que le duc conserverait sa compagnie de cent hommes d'armes;

Qu'il pourrait lever, dans le ressort du duché de Penthièvre, une contribution de 5,ooo écus sur les personnes;

Qu'il serait indemnisé par le roi d'une somme de 5oo,ooo livres, pour laquelle son père avait autrefois servi de caution ;

Qu'on lui paierait la valeur de toute l'artille-

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rie qu'il avait fidt fondre , et qtf il kiwmdt dans les places;

Que Hms les Ués miatalïte dam left tildgatÉns

resteraient à sa disposition;

Qu'il lai seiailrenûs imesdnuiiedeSo^oooécus, pour être distribuée par lui aux gouverneurs et capitaines qui avaient tenu son parti;

Qu'il recevrait, en otitre, 1 5^oo écus, pour en récompenser ses serviteurs»

Ces articles s^dr^ts ne disent cepéndattl pas tout. Les sommes qui furent accordées au duc de Mercoenr, soit pour lui^ soit pour des adhérents , s'élevèrent à quatre fois davantage ; nous en trouvons la preuve dans les Mémoires de Sully, qui , en récapitulant ce qu'il en coûta à la France pour faire reconnaître Henri IV par les seigneurs révollés^ dit que la sôtibliBsion du duc de Mercœur coûta 4»â95,35o livréSi

Aussi, Idr^que ce rigide tttintetr^ de mit en

route pour rejoindre le roi , « il fut bien étonné de venir qu'il n'eust point encore passé Atigeft»! où il avoit été arrêté, avec divers artifices^ par la ruse de celix qui ne desiroient pas veoir la ruyne de M. de Mercœur, dont madame de Mon(^eallx (Gabrielle d'Estrées)) maîtresse du roy,avoit fait jouer les plus puissants ressorts ^ ayant disposé madame de Mercœur à venir rencontrer Sa Majesté, lui ayant envoyé passeports pour cet effect.

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