‹ Histoire de BretagneChapitre 108 sur 192 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

Ni Paâquitôïl ^ ni Guryand ^ ne f>r«nnetit le titre de roi ; mais à peiflré en possession de leufls états ^ ils se divisent et se foht la guerre. Ls comte de Vannes appelle les Normands k son secours. La terreur qu'ils app<^rtent occasionne une grande défection parioii leâ troupes de Gurvand. Celui-» ci ^ homme intrépide , ne désespère point de sa cause» Les Normands pénètt*ent jusque dans les faubourgs de ReAnes^ et ce n'estque par des ef» forts de courage qu'il parvient à les repousser.

Trois ans après , Cette capitale est encore investie de nouveau par les mém^ ennemis. Cette fois le comté de Rennes était malade ^ prœqueexpirant. Il veut du fnoins accompagner ses soi** dats euf le champ de bataille. U se fait porter en litière hors des remparts ^ à la tête de son armée , et eKpire le jour même de là seconde victoire qui délivre son pays.

Pasquiten meurt Assassiné par les barbares dont il s'était fait l'allié.

Ces deux princes transmettent dans leurs &« ^^ milles la souveraineté qu'ils avaient uAurpée* Le ^**° "' ' Comte de Vannes apour héritier son frère Alain III. <*« vannes. Judicael II succède à Gurvand, son père, dans le Judicaei n,

, comte de

comté de Rennes. Ce Judicael, né de la fille d'E- Rennes. rispoé , était, par conséquent , arrière-petit-fils de Nometioé.

Le roi de Fmnce choisit encore ce moment

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pour protester de nouveau contre l'indépendance de la Bretagne; mais ce n'était pas de ce coté qu'était pour les Bretons le véritable danger. Ce prince qui ordonnait la réunion de leur pays à sa monarchie, se voyait as^égé dans Paris par RoUon . ou Raoul , chef des Normainds. Ces barbares avaient porté leurs armes bien plus loin. Us envahissaient la Bourgogne , en même temps qu'ils ravageaient la Bretagne du nord au midi. Guerre Leg nouvcaux comtcs de Vannes et de Rennes

contre les

; wonnands. suspcudireut leurs inimitiés héréditaires pour Ëdre face aux étrangers. Ils convinrent de réunir 888. leurs forces pour leur livrer bataille. Judicael , arrivé le premier au lieu du rendez-vous , n'eut pas la prudence d'attendre le comte de Vannes. Emporté par son ardeur, il commença la charge, et elle fut si vive que les ennemis plièrent devant lui. Quelques-uns se jetèrent dans un village où il entreprit de les forcer. Son courage lui coûta Victoires la vie. Alain arriva assez à temps pour se mettre

d juain III. *■ *■

à la poursuite des Normands , les atteignit entre Redon et Vannes , et gagna sur eux une seconde bataille (i) si décisive, que de quinze mille il

(i) Judichtigl exfiUd Herispoi régis natus et Alanusfrater Pasquitani Britanniam inter separtiti ^unt. Inter quos etiam multa jurgia et bella fuerunt, Sed Judichael in prœlio quod contra Normannos magis audacter quant providè gesserat,

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