LIVRE SBCOVD
Simple , qui tous trois se virent assiégés dans Paris par les Normands.
Serait*ce aux Normands eux-mêmes qu'il feu- si les
'' Normands
drait attribua cette conquête? et Charles -le- avaient Simple n'aurait -il feit que reconnaître leur pos- u Bretagne session? Pas davantage. Ils envahirent sans doute bien souvent la Bretagne , mais on ne peut pas dire qu'ils l'eussent conquise.
Leur première apparition se signala par le pillage de Nantes , où ils avaient été appelés par le comteLambert en 845 ; ils n'y restèrent qu'un jour.
Us revinrent deux ans après; Nomenoé, qui n'avait pu les repousser, acheta leur retraite.
Dans leur troisième invasion, ils ravagèrent la Bretagne pendant deux ans; mais Érispoé les en punit en les attaquant dans leur marche, en 855.
Sous le règne de Salomon III, ils reparurent sur les bords de la Loire, que ce prince leur disputa pendant quelque temps , et il finit par conclure sa paix avec eux , en 869.
Ils étaient restés maîtres d'Angers; ce même Salomon et Charles-le-Chauve vinrent les y assiéger, en 873, et les obligèrent à descendre la Loire.
Rappelés par Pasquiten , comte de Vannes , ils se présentèrent deux fois, en 874 et en 877 , devant Rennes, d'où ils furent repoussés par le comte Gurvand.
Dans l'intervalle de 888 à 891 , Alaàn-le-Grand
!l68 HTSTOTRE DE BRETAGNE.
gagna sur eux trois batailles, dont la dernière les obligea à la retraite.
Mais ils reparurent vers 908 , saccagèrent Nantes pour la quatrième fois, et laissèrent dans les environs une espèce de poste dans un camp fortifié.
Ces irruptions si fréquentes , ces dévastations horribles , répandaient sans doute la terreur dans le pays; mais les Normands ne faisaient que le traverser, et quand ils ne trouvaient pas une vigoureuse résistance , ils le ravageaient sans l'occuper.
Ce n'était donc pas parce que les Normands avaient conquis la Bretagne , ce n'était donc pas parce qu'il la possédait lui-même, que Charlesle-Sîmple leur en fit la cession. Il acheta la paix qu'il voulait obtenir de ces barbares , en leur abandonnant les droits qu'il prétendait avoir sur cette province , moyennant l'hommage qu'ils lui en feraient.
Ces droits se réduisaient à la suzeraineté féodale ; encore ne voit - on pas qu'elle s'étendît sur toute la Bretagne.
Si le roi Nous uc vovons pas qu'on ajit alors mis en
de rrancc %/ i j. ^
T** '5***^?^* question ce qu'on a examiné depuis , je veux dire
mourance si Ic roi dc Francc avait légitimement le pouvoir
Bretagne, de transporter la mouvance directe dont il se
prétendait investi , et de faire passer la Bretagne
sous un autre suzerain. Il est évident que, si la
vassalité était le résultat d'un contrat entre le