‹ Histoire de BretagneChapitre 116 sur 192 · LIVRE SECOITB. 2yi · texte numérisé non relu

LIVRE SECOITB. 2yi

Trois cents ans plus tard , un roi de France sut fort bien faire valoir cette raison. Lorsque Jean* sans-Terre , roi d'Angleterre , voulant se ménager la protection du pape , se déclara vassal de l'Église, Philippe -Auguste objecta qu'un prince ne pouvait se faire vassal d'un autre sans le consen* tement de ses sujets (i). On voit que, d'après les maximes de ce temps-là , il n'y avait point de témérité à maintenir que les peuples devaient être consultés lorsqu'il s'agissait de les hire changer de maître. Mais ici se reproduit la raison irrésistible de la nécessité.

Le roi de France, fatigué par les Normands, leur fit des concessions très-considérables sur ses propres domaines ; et les trouvant insatiables , il compléta sa rançon aux dépens des Bretons , dont

des rois de France , qui n'avaient pas encore passé le Rhin. Vertot était cependant un homme desprit; mais voila où conduit l'entêtement de soutenir une mauvaise cause. Il faisait un crime d'état à son adversaire d'un paradoxe historique; et, à en croire Dom Morice, ce ne fut pas sa faute si Lobineau ne fut pas mis à la Bastille. Quand même toutes les assertions si étranges de Vertot seraient vraies, la conséquence qu'il veut en tirer serait fausse. Charles n'était pas le souverain direct de laaBretagne : il n'en était que le suzerain. Il n'était maître ni des biens, ni encore moins des personnes.

(i) Mathieu Paris, Kstoire d'Angleterre, recueil des Historiens de France, t. 17, p. 720.

lui-même ne pouvait rien tirer (i). Le prix de teus'ses ancnficesr'Atè'le ba p tême -ëe -RoUon y son mariage avec la fille de Charles , et la promesse qu'il fit (^^ei fQ€f a^^ttle yfi^aV^f^Jla France pour la Normandie et pour la Bretagne. Dès ce moment futét^blîe la mtaàmkOffk^iBiwâagnfiéâait tenue de Normafèdie^et cet étfttoœ fut pinsa^'un arrière-fief de la France.

'«eFj.7 la

t ' t .t f ki'

n nitU

(i) Bf.Thierri, dans son Histoiitç de la conquête j(e)rÂngleterre par les T^onnands ^ liv.^ a, dit que le j[)ieuple ^llo-breton était toujours haï de^Gallo^ Francs, contre lesquels U^ffi^tsu maintenir son indépendance nationale, en répondant 'àtfiptbis qui lui demandaient le tidbut : « Nous vous le pa^pg^^dpais avec ^ fer. » Cette répoi;isf^ est énergique , mais jea&isâift si on peut affirmer qu'elle ait été faite. C'est dans uiî poète qu'on la trouve iferrea dona. Voyez le poëme d'Ermol Nige|lus sur l'empereur Louis, Recueil des fli^to^rie^^^^e France, t. 6. «.^ /, t.,.i

«ri • .'Il

Page 1