‹ Histoire de BretagneChapitre 120 sur 192 · LIVRE TROISiJ^WE: fàSf · texte numérisé non relu

LIVRE TROISiJ^WE: fàSf

part efe d'atitre d'cme nutnière t^i ^sélue , poamia^ saiteût ne^ pomoir ^étreidécîddeS'iqiie 'parr nne gôerre* On se borna des 'deniKi loâibé» à ded mctir-> mni^ comme s^î on n'oviât' ei» pour but que le pilage, et les diosed restera t à^pen^^près dans le méfiie éiat pendant Yingt-^sept an$. Aprè^ un* si long intervalle , des inimitiés qt» n^ s'étaient pas molytrées plos actives^ dataient être éabnées ; cependant Hoel fut assasÀfié.

• Un genftiniomttie dw^pays de Rennes, nommé Oalaron, ayant ' quitté la cour de son seigncm* pour passer au service du comte de Nantes , y avait été dTantant mieus a«cdeîUi qn'i) affeotast utie vive aMâmosilé contre^ Conan; Dails une partie de cfaadse , Hbel s'arrêta au nnlieii d'un bois, pour té^ citer ses vêpres , ne retenant auprès de lui que son chapelain. Gaduron fi^gnit de ^'éloigner, comme toulei la suite dN» prince^ mais, revenant sur ses pas , ili Ibndit sur lui à bride abattue , le perça de sa lanoe et disparut^ On ne manqua pas de soupçcmner Conan d'avoir payé ce meurtre (i), et h suite de la vie cki comte de Rennes ne te justifia point de ce soupçon. . . • . t

Quoiqu'il eût épousé une fille de Geofifror,

(ï ) Lar Chrbnique de Nantes l'en acèrise formellement. (Rdciféi) 4ésf ffi&toiiens de Tranve , t^ 8, p; ^8: ) < > » i

llfl4 HIST'dillfer !>£' BRETAGNE.

côttitè «d'Attjôu , il' n'en cbn voitsût pas tuotes* quel* ques parties dès étàt^ de s6h beatï-pè^e/qui a^ttrefoib avaient dépëndli^ déi la Bretagne, et U^ résolut de s'en etti^airer par stirpri^. L'occasion ne tarda pas* à s'offrir. Son beau-père étslit' appelé à la cour du roi de France, qui se trouvait ftloi*6!à Orléans. Conan devait l'y accompagner; ce vdy^gé, leurs liens de famiUe, Tintimitê apparente 'qtft irégnait entre eux , tout devait inspirer une parMté sécurité au comte- d^Anjou; Conan avait qtiJËftre fils : il leYir ordonna de réuttir des troupes trèi^^W^ crètement dès qu'il serait parti , et de rtarcheS^'eiri toute diligence sur'Âtigérs, qùHls devaienf^^i^ prendre sans défense. Pendant son voyasgë' vfeW Orléans, il prodiguait à Son beau^père les tséitlbignages d'affection ; mais , préoccupé desoh ptàjéV^ il lui écSiappa de dire à nin de sfes cblifid^AfS' €fae dans quelques jours il serait maître d*Angefsl^De c6mte d'Anjou se 'trouvait à portée d'entendre cette conversation ; il en profita, partit à l'instatit ^ sous prétexte d'aller voir une terre qu'il possédait dans le voisinage , courut vers Angers , y appela une garnison , fit faire bonne garde , et lorsque les fils de Conan se présentèrent, ils donnèrent dans uae embuscade. Deux furent tués : Geoffix>i emmena les deux autres prisonniers à Orléans , et là, devant le roi , il accusa son gendre , surpris de tant de diligence et confondu de l'issue de sa perfidie.

quis ne suit point l'oubli 4ea iijmitié^ *

Aussitôt après la mort4^ J^o^l IV, ^n ipèr^, ^• ré.vâqu€ de I^autes,, quitjta ,Ies. baJ>i.t$ sacerdotaux cucrech . pour prendre la couronne , l'épée et une fi^mpii^.^ de Vânnc. çt se mit en campagne avec le pointe d'Anjou ,. qui de Nantes. ayait aussi à se vcinger de Conan.

.,Get évéque se montra un. priiiqe guerrier. U 981. Hjiiifg mi Gomte.de Rf^nne^, dans la plaine de Con- Première qviwetuxvune b;^taiUe,qui,^t pM sanglante que conque^x. décisive 9 car diax^un 4?^ 4e)fX(parlis s'en Attnbna l^^^c^è^(*). Guérecfamqwvitejçï99Q, par le crime, dîtroipiirtfiUa TOoini^ dç B,edon, qui le 3aigna avec Vifi^ laoA^tte empoi$iPJfm)^. péfmf' une de$tl;inçe cpqimtmft avix, tr^ifi ^\^ d^A^ai^ Barbf -^Torte. , } de iQ4)twîr Assassines. . . . , ^ m:^

.i,Çruéw*b laissait un ^ e^ bas âge,- qui fc^t.T^h 999. cGpfinu.çomte de Y^rn^s. çt ^e lïantes sou$ If; n9^ jh^ y . d'Alain, mais. qui. ne survécut que trèstpett^^^ deviS^es, tomps^à son.pèire. Il n'a laissé a^c^nç .tnjce dftn^ de Nwtes. Fbiistpire. . ..; .»^

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(1) On peut voir une dissertation sur cette bataille dans les notes rfe Tiîistoîre de Bretagne de Dom Morice, t. i, p. 97^.

Doiti Lobineau faîl: observer assez justement qull y a ap-

patence que la victoire se décida {KNirtOonaiiHié^Torty oauii

avcûl passéj^i^proverhe^^^id^v?.;» Çf^ rçtnvpe.à.Ccvlqw^m) & Î^TT.JIa empoté sur JçdrQJt. M ^^,^j^^^ ^,.^. ^j

a86 HISTOIAE DE BRETAGNE.

• Apm&celle vwFt^ il ne restait de la dfiseen^nce de Rivallou^ frère aîné da Nomeuoé^ oeat»à*dire de k branche quiatait fouirai lea comtes de Ywnes el: d(3 Naalies , que deux bâtards de Hoel Wi^ ^lequel u'était lui ^ même que fiU naturel d'idata Bajrbe- Torte. La branche des comtes de Renneg^ desoen< dants de Nomenoé par les Ceoimes j voulat profiter de cette occasion pour se mettre en posse^îonde toute la Bretagne, • >

Conan marcha sur Sïaolies et s'en rendit mi^tiv;

mais Foulques Néra^ successetir dis Geoffroi dans

le comté d'Anjout et dans sa haine contre Ocmâ»,

99a- se déclara le protecteur du jeune Judicael , bâtard

jadicaei , dix comte Hocl IV, et vint présenter la bataille au

comte •*

fie Nantes. çQmte dç Renncs. lies deux armées se rencon- Denxième trèreut daus cette même plaine de CanquereuX)

bataille de . , , . 1 m.'

conqiiereux. qm j ouze aus auparavant , avait été ensanglantée par la rivalité de ce même Gonan et du comte de Nantes.

Les Bretons, arrivés les premiers sur le champ

de bataille , tendirent un piège à la cavalerie ajigevine , en creusant un large fossé qu'ils couvrirent de branchages. Dès que l'ennemi commença à marcher sur eux, ils firent semblant de prendre la fuite. Les Angevins se précipitèrent pour les atteindre , beaucoiip tombèrent dans le fossé ; et les Bretons, ayant fetit volte foce, les accablaient de traits, les perçaient de coups de- koee. H y

eut' WA oMMÉtent de désordre dans celte anoae* Le Gotnte Foulques luinnéme fut r^avensé de cheval; maisin-oii^à se relever, il rallia les sten», rajadma leurocmmge, et les ramena 6ur les Bretons, qu'ils enâaacèmM. Conan ayant été tué dans le combat, son armée fut mise en déroute (i).

• • ije eomte d'Anjou entra dans Nantes ; y fit reconnaître^ Judicael, encoi^e adolescent; donna l'administration du pays à Aimeric , vicomte de Thouars ; et exigea, car il ne se montrait pas protecteur déamfcéressé , l'hommage du amité de Nantes, comme relevant du comté d'Anjou. Ainsi Nantes recon-

(i) Cette guerre entre Conan et Foulques, comte d'Angers, est le sujet d'un chapitre de Fhistoîre écrite par un moine de dany, nmnmé Raoul, et siumommé Gloaber. L'autenr, fort partial pour les Angevins, fait le portrait suivant des Bre~ tons 9 Uv- a , chap. 3 ; InferiusfiràUmiun acperinde viUssimum Cornugalliœ nuncupatur. Est enim illius metropolis civitas Redonum, Inhabitatur quoque diutius à gente Britonuniy quorum solœ divitiœ primitus Juere libertas Jisci pubUci , etlactis copia : qui omniprorsus urbanitate vacui; suntque iilis mores incuUi, eiiepis ira et stuUa garruUuu,

Un autre moine, qui a écrit les gestes des consuls angevins, a copié ce portrait en l'adoucissant un peu : Mores incttfti, sed faciles coli; levis ira, sed cita placabilis ; muita, sedfaiua garrulitas. Cela sent le rhéteur plutôt que l'historien.

Ces deux chroniques ont été insérées dans le Recueil des historiens de France, t. lo, p. i5 et 2S5.

a88 HISTOIBE DE BRETAGNE.

naissait un suzerain ; le reste de la Bretagne en avait un autre dans le duc de Normandie ; et ces deux princes étrangers, devenus de dangereux protecteurs , allaient prendre part dans toutes les querelles domestiques,, dans toutes les guerres civiles de la maison de Bretagne. Le vicomte de Thouars , bien qu'il ne fût qu'administrateur pendant la minorité du jeune prince, s'arrogea la qualité de ccMnte de Nantes^ et la garda toute sa vie. gga. Couah Venait de perdre la vie à la bataille de

Geoffrôi i*', Conquereux. Son fils Geoffiroi , qui lui succédait deiireti«Be. dans le comté de Rennes, prit le titre de duc de Bretagne, et, se fortifiant contre Foulques de l'alliance du duc de Normandie , dont il épousa la sœur (i), il contraignit Judicael à le reconnaître pour suzerain , et à se détacher du comte d'Anjou. Ce malheureux comte de Nantes était réduit à porter son hommage de l'un à l'autre. Les choses restèrent dans cet état pendant treize ou quatorze ans , mais la suzeraineté ne suffisait pas à l'ambition de GeoiEfroi. Judicael mourut assassiné. On ne sait aucune des circonstances de cet événement , si ce n'est qu'il eut lieu en ioo5.

Bodic, Les Nantais, qui répugnaient à recevoir des

comta de

Nantes. . '

(i) Guillaume de Jumiége, Histoire. des Normands, liv. 5, recueil des Historiens de France, t. lo, p. i86 et 187.

itoidn^fiimiltftldéiBidfBie») rcoeiaiweiftiplim^^lëar /90il9€;i«ili(miii'fiiir: dé Jwfecaèt^ ifibmifité^BMUbjBeifet

<)|^Oiilv0ixier pah* Jiuitiialèiilè. ' ^ > }' -

-iid^^«B£fmi^«ntecl^it'dB'6'effnparepd6- la vilte^Ae

{iiqiités;<»il jn a^raii < xie^ inteUi^nces , eV Fétéqhe

^ilaifeàïiaotétè de edux qoî «voulaient lui IHren^^le

ej$^Htt€U)ûlaU ;r mais «lie» luè^itants' prévinrent^ette

1 libkiaMi ) I lèt ( pour» • Mntdmkr ^ b< 'guerre' ' «h>nt • fls

«tétaMbttÉaenaiaésl^ on eiïteiicc^eéeodnirs ad eofitte

«4'AËOJQUy à qui il fallut de noureau rendre hcnA-

(juag^ «pouir prix ^e sa >pirateotioii; > ' • ; l i

(liiLet* dviQ G«of&oi qui u'aiitait pu envabir par>la

«iwoe nî» pan J0; trahison les états de son voisin ,

tabândonoa tdut^à^cxiup ce dessein , po^r faîr^ ikn

pékrinagei k RomiQ.^ Il donna l'administratioh de

ses états>^peadantson> absence , à la dudUesse ia

•feaimie, et à l'évéque de Rennes, son frère } mais

loa kfuit' ài son beau-frère y le duc de îDïormand«f ,

qWiiiiOEifia la garde de «es enfants. Ce vcrfiage^e

déyotion hik fut fatal. En revenant dans sa^tffe ,

le duc traversait un village, tenant sur le ^xykig

un oiseau • de proie , ce qui était alors la mai^ue

distinctive des grands , parce qu'on avait fait de

lax&uaanmerce un art , qui ..tenait le premier rang

après celmî^^e la guerre; ^Get oiseau étrangla la

[Oo8.

poule d'une pauvre femme, qui, dans un premier mouvement de colère , lança une pierre à la lete du prince (i); le coup se trouva: mortel. Geoi&oi avait r^né seize ans ; il laissait en moiirant les comtés de Rennes et de Vannes, avec le titre de duc, à Alain, son fils, encore en bas âge.

La minorité d'Alain V fiit trotiblée , qiielques ^ncde' ^^i^ées après, par une guerre civile. Cette fois Bretagne, c'étaient les paysans qui , ne pouvant plus supporter les vexations de la noblesse , éclataient en cris séditieux. L'hicendie des châteaux, le meurtre des gentilshommes, furent le signal de l'insurrection. La duchesse douairière , qui savait que de têts dangers veulent un prompt remède, fit monter son fils à cheval , bien qu'il n^e îixX. pas encore en âge de porter les armes. Il parut à la tête des seigneurs , et l'épée fit raison aux nobles bretons de la révolte de leurs serfe.

Devenu majeur, Alain se souvint de la haine héréditaire que sa maison portait au comte d'Anjou , et des efforts que celui-ci avait Êûts pour séparer le comté de Nantes de la Bretagne. B marcha contre ce voisin , qui était en même

(i) Accipiter midieris gallinam invadens occidit; undè à tumuituosâ muliere capiU lapide percussus, sué re disposùd, mortuus est. (Actes de Bretagne, t. i, p. lai. )

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