LIVRE TROISIÈME. 3a I
voulait pas que ses disciples portassent d'autre nom que celui de pauvres de Jésus-Christ ; mais ce titre cessa bientôt de leur appartenir, lorsque le sire de Craon, le baron de Fougères, plusieurs seigneurs de la.maison de Rohan , et surtout le duc de Bretagne, les eurent comblés de libéralités. Le clergé possédait déjà des biens immenses; les fondations se multiplièrent; et trente riches abbayes (i) ouvertes à l'ordre de Fontevrault,attes-
fiovo martyrii génère cruciaris, ( Lettre de Geoffroi , abbé de Vendôme, à Robert d'Arbrissel, publiée par le P. Sirmond. )
Mulierum cohabitatione diceris plus amare, Has ergo non solum communi mensâper diem sed et communi accubitu per Roctem dignaris, ut rejerunt. ( Lettre attribuée à Marbodus, évêque de Rennes, publiée par le P. Alexandre. )
Tous les disciples de l'homme apostolique n étaient pas apparemment aussi inébranlables que lui. Car taceo de juvenensis qims sine examine religioncni professas, mutatd veste, per diversas cellulas protiniis inclusisti. Hujus igitur facti temeritatem miserabilis exitus probat ; aUce enim urgente partit, fractis ergastuUs, ehpsœ sunt; aliœ m ipsis ergastulis peperc^ runt, ( Clypeus nascentis ordinisj'ontebraldensis , 1. 1, p. 69.)
Voyez , sur le même sujet , les observations de Dom Lobineau sur les lettres de Geoffroi et de Marbodus; l'Histoire ecclésiastique de l'abbé Fleury, liv. 65, § 49; le Dictionnaire historique de Bayle, article Fontcvrault, et les Nouvelles de la république des lettres, t. i des œuvres diverses, p. Sag et suivantes.
(1) Josselin, Doulon, Lanoec, Lavieuville, Bos(|uicn, Sa-
tèrent la pieuse générosité des Bretons et le succès de la mission apostolique de Robert d'Arbrissel. On peut juger de la dévotion de ces temps et de celle du duc Alain en particulier, par les richesses dont il dota Tabbaye de Redon, quà dire vrai il avait choisie pour sa retraite. Sa seconde femme, Esmangarde, fille du comte d'Anjou, non moins touchée de la grâce , s'était mise à la suite de Robert d'Arbrissel; et le second de leurs fils, à peine âgé de seize ans, partit pour la Terre -Sainte, où il mourut.
Pierre La Bretagne vit naître vers le même temps , au
Abailard. ^ * -
Pallet, petit bourg voisin de Nantes, un philosophe dialecticien qui fut la lumière du 1 2^ siècle. Je veux parler de Pierre Abailard , si fameux par ses combats dans l'école , mais plus connu aujourd'hui par ses malheurs que par ses talents. Ses leçons pubhques n'eurent pas moins d'éclat et moins d'auditeurs que les prédications de son compatriote, ma. Conan III, successeur d'Alain-Fergent, et son
conlôm, fils du second lit, avait été marié, du vivant de
dit le Gros ,
duc de ^____^___^___________^«««__^^______^_______«.^__
Breragne.
vigne, Saint-Sulpice, Nid-Oiseau, Bégars, Lerelec, Mellerai, Saint-Aiibin-des-Bois, le Buzai, Geneston, le Tronchet, Langenêt, Lan vaux. Blanche -Couronne, Coet-Maliou, Saint- Jacques de Montfort, Lantênac, Villeneuve, Notre-Dame de Camoèt, Fontevi*auU, chef-lieu de Tordre.