‹ Histoire de BretagneChapitre 148 sur 192 · LIVRE TROISI^^ME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISI^^ME

aussitôt que le roi d'Angleterre en fut parti, et parvint, à l'aide des seigneurs qui étaient entrés dans ses intérêts, à se rendre maître des comtés de Vannes et de Cornouaille. Le duc de Bretagne était réduit au comté de Rennes. Le roi d'Angleterre l'avait dépouillé d'une partie de ses états; le roi de France protégeait le compétiteur qui lui disputait l'autre.

L'amour s'interposa en vain pour conjurer les orages politiques. Une sœur de Conan , nommée Constance , qui n'avait pas plus d'empire sur ses passions que sa mère Berthe et son aïeule Mathilde , s'abandonna sans réflexion, comme sans retenue, au sentiment le plus tendre pour Louis-le-Jeune, qu'elle n'avait jamais vu ; et dès que ce prince devint libre par la mort de sa seconde femme , elle lui écrivit des lettres brûlantes pour lui offrir son cœur et sa main (i). Ces avances furent sans effet;

(i) La lettre qui contient cette déclaration doit avoir été écrite dans l'intervalle de Tannée ii5a, qui fut Tépoque du divorce de Louis-le-Jeune avec Éléonoré d'Aquitaine, à l'année 1 1 54« époque du second mariage de ce prince, ou bien entre la mort de sa seconde femme et son troisième mariage, c'est-à-dire, entre le 4 octobre et le i3 novembre 1160. Ce dernier intervalle est bien -court ; cependant cette dernière date ( 1 160 ) est celle que les auteurs de l'Art de vérifier les dates et M. Brial assignent à cette déclaration. Dom Lobineau

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mais on ne peut s'epapéchor dejremaïqp^r que si ce mari^gç ayaît euJieu,leToi deJB'rance n'aurait pas sf^utepu leS;$>çigiieui^ bretonsquifaisaient k guérite ^ sqn beau -frère,, et n'aurait pas souffert

a commis une erreur en disant (t. a, p. 169) qu'il paraît qu elle fut écrite en 1 1 56.

Duchesne nous a conservé cette lettre , t 4> p* 7^5, ép. 4^1- Elle a été copiée dans le recueil des Historiens de France, t. xyi, p. 1^3.

LwjLovicq .venerabili atque excell^nti régi flnwicUp, .Cmstantia Alani comitis Britannomm filia salutis et amicitùe vùiculum.

Notum fieri cupio dignitati vestrœ me vestri memorem dm extitisse et cùm tnihi plurima à plurihus sint ohlata munera amoris causât à me tmquam nuila fuisse recepta, Sedsi vestrœ Uberalitati placeret ut mihi te ul^à quapi dicere imleam diligenti, iillquod amoris insigne, vel anmdum, vel aUudjifiquid mittere, illud carias totius màndipretio, tenerem, Grates vobis reddo de gerulo meo quem suscepistis tam honorificè : etsialiquid fuerit in partibus nostris quod vobis habere placuerit, vel accipiter, vel canis, aut equusy exoro quatinus mihi non differqtis^fimt^'re perprœsentium.kUorem, Pro verohabeatis quod sifqr^ui\ç.toto qre mihi arridere contempserity mallem alicui tuorif^y etiam humili, me conjungi, quam Scotiœ reginam fieri; q^iqdjsffecta pfobabo ; quoniam quàm citb comeà C. ( Conanus yjrat^r. meus de jingUd rediefit, itura Sum ad Sanctum jyion^isùun orçtiQi^um causé et ut vestrd prœsentid vcdeam, Valete ut vpUea^,

Ceçte- princesse finit r:par. épouser Alain m, vicomte de Kohan.

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