LIVRE TROISIÈME
remise à titre d'arrière-fief. Ainsi on avait soin de constater , par cette cérémonie , que la Bretagne
rum concessit cum Ludonco rege Francorum apud Sanctum Germanum in Leia, Gaufridua JUius régis Anglorum fecit homagium Henricofratri suo de ducatu £ritanniœ, Jubente pâtre eorum. ( Robert Dumont , auteur contemporain , continuateur de la chronique de Sigebert. Recueil des Historiens de France, t. xiii, p. 3i2. )
Voyez aussi Duchesne, Histoire des Normands, p. ioo5.
Je trouve un récit un peu différent dans une chronique des comtes de Poitou, attribuée à un moine de Saint-Ma^ceat, et dont les fragments ont été recueillis par les auteurs de la collection des Historiens de France, t. xii, p. 4ii- Normanniam tenait Henricus homagio ligio à rege Lodoiio, Deindè Ricardus cor leonis numcupatuSf Jiiius alter régis Jngliœ, fidem jurauit Lodoiio régi propter Aquxtaniam et Pictaviam
nostram Gaufridusy etiam régis AngliœfiUus tertius, ho^
magium fecit Lodoiio régi Francorum juniori dicto propter Britarmiam Armoricam et comitatum Andecavensium atque Ccnomanensium,
Il faudrait conclure de ce passage que Geoffroi fit directement hommage de la Bretagne au roi Louis-le- Jeune; mais c'est très-probablement une inexactitude, et Ton est autorisé à en accuser l'écrivain , lorsqu'on le voit ajouter que Geoffroi fit hommage, non-seulement pour la Bretagne, mais encore pour l'Anjou et le Maine, qu'il ne posséda jamais.
Voici, au reste, un autre passage qui est positif. Càm igitu^ ad nutum régis patris sors humana ferè responderet in singulis , de pacefirmiàs interfiUos statue ndd sollicitas. Régent JiUam petiit ut de dueatu sinus Armorici, qaem Gaaf ridas frater suas , cum Constantiâ filiâ comitis Conani unira
continuait d'être sous la mouvance de la Normandie.
Beaucoup de nobles bretons et poitevins chassés de leurs terres pendant la guerre , s'étaient réfugiés à la cour de Louis. Leur nouveau seigneur demanda qu'ils lui fussent livrés. Le roi de France y mit la condition qu'ils seraient reçus en grâce et qu'ils rentreraient dans leurs biens. Henri le promit, ces seigneurs lui furent remis, et il alla à son gré exercer sur eux ses vengeances,
Geofifiroi , le nouveau duc de Bretagne , né pouvait tenir ses droits que de Constance , fille de Conan; mais d'une part, l'ancien duc vivait encore ( il ne mourut que l'année suivante en 1 1 7 1); et de l'autre , le mariage du prince anglais avec l'héritière de Bretagne n'était pas accompli , et
simul et hœrede légitima, dotis nomine possidebat, homagùim ejus reciperet et ligantiam. Hoc enim vinculo dehitœ subjectionis exkibitorio de Uberalitate regum Francice, comités BriUtnniœ ducibus Normannorum tib antiquis temporibus tenentwr adstricù. ( De origine Comitum Andegavensium. Recueil des Historiens de France, t. Xïi, p. 5^.)
Ce même passage se trouve mot à mot dans une chro-^ nique intitulée Images <ies Histoires, par Raoul de Diceto, doyen de Saint-Paul de Londres. (Même Recueil, t. xvn, p, Sai, )
Voyez aussi la vie de Henri lï, roi d'Angleterre, P*^^ Pierre de Petersboroug. [Jbid,, t. xvii, p. 45i. )