‹ Histoire de BretagneChapitre 153 sur 192 · LIVRE TROISli:M · texte numérisé non relu

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ne pouvait l'être, puisque le priace était à peine âgé de dix ans. Cependant Henri exerça Ja souveraineté au nom de spn .fib , et ou s'occupa si peu du titre qui la lui conférait, que ce mariage ne fut célébré que doiJi;&e ans après en 1182. GeoSfroi avait alors vingttrois ans , et la princesse dix-neuf. U nous reste cependant un acte dans lequel le nom , le titre et l'autorité de la princesse sont rs^pelés. U s'agissait d'un arrangement relatif au prieuré de Léhon.:.Geofïroi y énonce que Constance, sa femme, comtesse de Bretagne, a qui, ce comté appartenait par droit héréditaire , et qui le lui a transmis en l'épousant, a approuvé cet arrangement ( i ) ; et dans un autre acte , on voit Constance qui s'intitule. duchesse de Bretagne et comtesse de Richemond , faire une donatiop à l'abbaye de Bon -Repos pour le salut.de son ame et de celle du comte Conan son père (2) :

(i) Hanc etiam compositionem Constantia uxormea Britan, comitissa, ad quant comitatus Britanniœ jure hœrecUtario pertinehaty et per eam ad me interven^nie matrimoniô deue^ nerat concessit. ,[ Preuves de l'Histoire de JBretagne de Dom Lobineau, t. 2 , p. 3 1 5. )

(2) Noverit uniuersitas fidelium quod ego Constantia du^ cissa Britanniœ comitissa Richemundiœ, pro salute anisnœ meœ et comitis Conani patris mei et omnium antecessorum meorum concessi et confirmavi ahbatiœ Sanctœ Marias de Bond Requie, etc. {Ibid., p. 5 17.)

ainsi Constance prenait tantôt le titre de comtesse , tantôt celui dé duchesse de Bretagne. Ses droits étaient reconnus ; mais c'était son époux qui les exerçait.

Un prince anglais régnait en Bretagne. Cette révolution que la France n'avait pas cherché à prévenir , fut pour elle comme un événement imprévîi ; il changea sa politique. Tel est l'effet inévitable des rapports d'intérêts , telle est la puissance d'une crainte commune , que la France et la nation bretonne se trouvèrent nécessairement alliées du moment que l'Angleterre eut acquis tant de provinces sur le continent. Le nouveau duc de Bretagne , dès qu'il fiit en âge de régner par lui-même , se trouva , par la force des choses, Gncrrea identifié avcc les intérêts de son pays , plutôt que Henri II maîtrisé par l'ambition de sa maison ; et quoique le^V^**. fils du roi d'Angleterre , il devint l'auxiliaire naturel de la France dans les guerres que cette puissance eut à soutenir contre Henri. Il est vrai que l'histoire offre peu d'exemples d'une famille où les unions politiques fussent moins subordonnées aux liens du sang que dans la maison de Plantagenet. Henri II et ses fils , également ambitieux, passèrent leur vie dans des guerres impies y suspendues un moment par des traités sacrilèges. "^

GeofiBroi se brouilla et se réconciUa plusieurs

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