‹ Histoire de BretagneChapitre 30 sur 192 · LIVRE PREMIER. 6l · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. 6l

des vers qu'il a consacrés à ses anciens maîtres , les professeurs du gymnase de Bordeaux , cite ua Armoricain de race druidiqpie , qui servait le temple du dieu Bélénus (i). Le nom de deux autres professeurs se lit dans le même poète, accompagné de l'épithète Aletheius (a) , d'Aleth , ville de l'Armorique. On est en droit d'en conclure que le pays qui fournissait des professeurs à une ville savante, n'était pas tout-à-fait dans la barbarie. Cette conséquence est encore corroborée par la réputation d'un autre personnage nommé Silvius Bonus , que Conan avait , dit-on , amené avec lui de la Grande-Bretagne, et qui s'occupait de belles-lettres ; témoin le ressentiment de ce même Ausone, dont il avait critiqué les vers (3).

tem Britanniamy Paulo doctore, effulsit claritas bonorum

operum, (Recueil des Historiens de France, t. 3, p. 433.)

On trouve aussi dans le même Recueil, t. 4» p* 1 13 , une

ordonnance de Childebert I*', c'est-à-dire de 5i i à 558, qui

ordonne la destruction des idoles.

(i) JPfec reticebo senem Nomme Phœbitium, QmBeleni cedituus NU opîs inde tuiit, Sedtamenestplacitum Stirpe satus Druidum Gentis jiremoricœ , Burdigalœ cathedram NaH opéra obtinuit.

(a) T. a , p. II et a3.

(^) Voici les épigrammes d'Ausone contre ce Silvius. Elles

6^ HISTOfftK PC BmeTAGlTE*

Il parait qoe ce SiHius j<Nih d*iin gnmd anprès da iMNnreaa roi <, et qull loi doona de sages conseib sur Fadmiiiistraiioii de soo rajzxuoe, Dotamunent œlai de ocmToqocr mie assemblée de la oatHHi pour la oonsaher sur ses intérêts. Ceât été rappeler aox AnnorÎGaiiis le ten^ de leur liberté où ils délibérûent sur leors affiûres, mais ils deraient en aToùr perda la mém oire pendant la longue domination des Romains ., et mainlenant comment aurait pu être composée cette assemblée qui derait représenter une nation méd'étrangns et dlndigénes? Coomient suppo-

soBtasseK maiiTaîsts; mais elles font jv^^er «le Ildée qu'on se tonnait alors des Bivtotts, oa phuôc «le la maaâère dont les

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JUÀni,

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