‹ Histoire de BretagneChapitre 32 sur 192 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

rent leitrs iatéréts de celui an chef de leur mai» son , il se tia avec les barbareis^^ tsuidis cpie SalomcM» resserrait se» traités avec les Romains. Il entjpetint des intettigeâce^ aveé un prince franc Rommé Mérovée , père de celui qui fut la tige des MéFOYingiens ; il reçiït des sommes considérables dfâ fils du roi des Francs (i). De pareilles intel-

grand, assure avoir vu des fragments du procès-verbal de son inhumation, et cite l'inscription qui était sur le tombeau :

Hoc in sarcophago Jacet incfyta magna propago ,

Gradlonus magnus,

Britonum rex, mitis ut.agnus,

Noster fitrtdator,

y'Uœ cales tis amator,

ilU pn^iih

Sit semper Firgû Mwia»

ObiUatmo 4o5.

Je transcids cette date teVle qiie je la trouve ; mais il n'y a pus moyen^ de la^ concilier avec la chronologie des rois bretons. On peut remarquer aussi: une singulière contradiction e&tre I0S motâ mitk laagnus et lé portirait que les anciennes efasoiiîiflies font d<e Grallon , feroci animo regni negotia pertrmtans; mais onne peut pas chercher à mettre d'aiccord les épîtaphes ec l'histoire.

(i) I^t Lôbineaii, preuves de son Histoire de Bretagne, ta, p. 18, ra^orte un extrait d'un cartulaire de l'abbaye de Landev«nee, dans lequel on lit que Gralloti acheta, pour les doiHier à s«ânt Wingaloi», plusieurs terres de atiro atque argento quod accepit à JHiis régis Francorum.

^O HISTOIBB DE BR£TAGKE.

On ne oormah é&s enÊml» de GraHon qu'une fille, à qui ses^^énéglemexirts et ses crimes ont donné une afiËreuse câlébiité. Il y a dans la Basse» Bretagne , près du village de Huelgoat , une espèce de foodrière , un abime d'où s'^élèvent des lH*uits lugubres : ce sont, au dire des paysans voisias^ les glissements des amants de la princesse, qu'elle Fondation ^^^ précipiter dans ce gouf&e, intimes de ses de la viUc fureurs et de son inconstance. Cette princesse se carhaix. nommait, dit-on , Ahès, et on lui attribue la fondation du château de &er-Ahès, qui est devenu la ville de Carbaix.

^mersion ^^^ autrc tradition populaire rapporte au temps ville d Ys. j^ règne de Grallon la catastrophe d'une ville fort ancieixne, qui était située non loin de Quimper, dans la baie de Douamenez. Ys était le nom de cette cité, chef-lieu de la nation des Guriosolites ou des Corisopites. La mer, après avoir apparemment miné le sol sur lequel cette ville était bâtie , l'engloutit tout entière. Ni treize siècles, ni les tempêtes de l'Océan , n'ont pu en faire disparaître les vestiges. On en aperçoit encore quelques-uns à fleur d'eau; et les rameurs qui dirigent leurs barques sur cette côte , désignent certains passages étroits et sinueux par des noms qui étaient autrefois ceux des rues de la ville submergée (i).

'' ' '' ' i l 'i II. W f. . ■ .

(i) L'abbé Gallet, ch. a, §. a4, croit cette catastrophe fa-

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