‹ Histoire de BretagneChapitre 42 sur 192 · PAR CLOVIS · texte numérisé non relu

PAR CLOVIS

" Depuis la mort de Clovis , les Bretons furent toujours Passage dans la dépendance des Français, et ne portèrent plus je Tom^s que le titre de comtes au lieu de celui de rois. » C'est feJ^retans'

été

sur ce peu de mots de Grégoire de Tours (i) qu est »▼"«?*

A ^ o \ / ^ soumis par

fondé tout le système des historiens et des publicistes Clovis.

(i) Nam semper Britanni sub Francorum potestate , post ohitum Clodoveijuerunty et comités, non reges, appellati sunt. (Liv. 4, chap. 4»)

« Yoilày dit d'Argentréy un aussi mauvais car qu'il en fust oncques. » En effet, ce car, qui a l'air de l'explication ou de la conséquence d*une proposition déjà établie , ne se lie nullement avec ce qui précède.

Dom Bouquet y plus impartial que d'Argentré, a fait sur ce passage une note qui nous avertit de ne pas en tirer légèlementune conséquence trop absolue. Plurihus, dit-il, dissera Falesius ( liù. 6 Rermn Francic, , /?. 281 et seq, ) utrum Britanni sub proprUs regibus fuerint et quo tempore? Eos in Armoricam, sub Placidi Valentiniani imp, principatu, ex

C^^ HISTaiHE DE BRETAGICE.

français qui ont voulu établir les droits de la Fraftce

sur la Bretagne.

Examen de On s'est demandé d'abord si ce passage était bien

ce passage, réellement de Grégoire de Tours. E» effet, on peut

Raisons s^étonuer que dans le récit du règne de Clovis , l'histo-

pour doater . , . . . ° .

de son ricu n'ait pas fait la moindre mention de la conquête ' de la Bretagne, d'une guerre de ce prince contre la Bretagne, et que long-temps après, à propos de la mort d'un comte de Rennes, il dise que le frère de ce comte^ s'empara de ses états, et qu'il explique cette oecupatîorr en ajoutant : « car depuis la mort de Clovis les Bretons^ ont toujours été sous^la puissance des Français, » Il n'y^ a aucun rapport entre le fait et l'explication^.

» majore Britanniâ transUsse referez qui, domitis incolis, re— gioni suas leges et nomen imposuerunt. An vero hœc regio Francorum regibus paruerit ambigi posse censet, cùm eam constet sub propriis prineipihus semper extiti^se , quos ali— quando comités, aliquando duces, immo et nonnuniquanh reges varii auctores appellarunt. Deinde regni nomine Brit— tonum regionem scriptores passïm, et ipse etiam Gregorius hic, et aUàs , non semel designaverunt. Et quidem Brittonum principes sœpiùs adversus Francos hélium gessere, sais lè^ gibus semper usi^unt, sub kereditariis suis principibus vi— ventes, càm in aliis regionibus comités aut duces, nostrorum regwm nutu , fréquenter muiarentur, Hœc pro tuendd apiul Britannos regid dignitate, quibus alii opponunt Gregorii locum, aliorum veterum scriptorum aucforitatem qui diserte asserunt Brittones Francorum regibus paruisse^, Quibus aliis^ que quœfusiàs exponit ValesUts, antiquorum auctorum locis ^^expensis , concluait Brittones, etsi sœpiits armis domitos , niunquam tamen ^ aut Mcrovegiœ familiœ , aut Carlovigicœ , Francorum regibus certâ imperii confessionc paruisse,

( Recueil des historiens de France, t. 2. p. 2o5. )

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