‹ Histoire de BretagneChapitre 53 sur 192 · LIVRE PREMISR. I · texte numérisé non relu

LIVRE PREMISR. I

obéir k ses commandements (i) , on s'est cru (onàé à en conclure que Clovis exerçait alors la puissance sou- Tennne en Bretagne. La présence de ces trois évéques à Orléans , pourrait s'expliquer par les cirooFnstanees où la Bretagne se trouvait alors. Les Frisons occupaient quelques villes de ce royaume, et il était naturel que Clovis convoquât ces évéques pour constater son autorité; mans si cette convocation n'eût pu être attribuée qu'à une occupation passagère du pays, elle ne se serait pas renouvelée. Si Clotis eût été maître du pays, pourquoi les autres évéques de la Btetagne Hsturaient-Hs point été appelés au cdncilé? Il faut donc chârdier 'ailleurs l'etpiication de ce iait.

Il y avait en Bretagne deux évêchés qui avaient été institués du temps de la domination des Romaiiïs: c'étaient ceux de Nantes et de Rennes. Les églises anciennes avaient adopté, pour la démarcation de leurs provinces, les divisions établies pour le gouvernement civil; et de même que la Bretagne dépendait de ce qu'on appelait la troisième province lyonnaise, les

(i) Domino suo cathoUcœ ecclesiœ filio Chlodoveo, gloriosissimo regiy omnes sacerdotes quos ad conciUum venire jussistis. Quia tanta ad religionis catholicœ cultum vos cura excitât y ut sacerdotalis mentis affectu, de rébus necessariis tractaturos in unàm colligi jusseritis , secundùm vestrœ voluntatis consultationem et titulos quos dedistis, ea quœ nobis visa sunt deffSnittone respondimitSy ut, si ea quee nos statuimus etiam vestro recta esse judicio comprobantur, tanti consensu régis ac domini majoris aUcthoritatem servandam tantorumfirmat sententia sacerdatum.

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deux évéques idevaîait de fai mélropole de Tous qui en éladt le dieMien.

Aussi pendant le 4* cft le 5* siède les viti-on assister oonstamnient à finîtes les assemblées de Fég^ise des Gaules (i). Cependant leur pajs avait dangé de maître depuis fan 4<)9> I^ Bretagne wnk, seooné le joog des Romains, dk ne leœvait pins Joidies de Toms; mais les évéqnes de TAnnoiîqne ne s'ctûeDt pas crus a&andiis, par cette lévoIntifHiy de la jondîction de leur métn^oGtdn.

Les éwêdbés de Dol, de Vannes, de Quimper, ne furent établb que plus tard. GcnoL qui les fimt remonter à FqHiqne la pins recnlée en attiflinait la création à Ccman , premier roi des fiMtons. Ainsi, ^land ces trois nooveanx si^es fincnt fondés, ks rapports poGtiqnes qui subordonnaient anpaiaiant Vé^ùse de Bretagne à fat métropole de Tours, avaient cessé d*ezisttt-; et Ilntéret du souverain, qui teudut

(i^ Evéyacs de Samtes :

EnmcBÎQSy an premi»- coiidle de Talenre sur k Rlion^i

iMDy an coDdle d^Angers, en 4S3.

Ensebios, an ccadle de Tonis, en 461.

TfcHMcbîns, an ccadle de Tannes, en 463 on 4^-

Fcbedîolos, an candie de Ftfjns ^pnr procniw> ^<^

an concile de Tonrs, en 461.

« an concile de Vannes* en 4$1 on 4<^-

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