LIVRE SECOND. Iji
térilé , de douceur, de mansuétude , qu'il se concilia la confiance du roi des Bretons , et lui persuada de venir auprès du roi de France. A cette époque il n'était pas rare de voir les princes se
Cmillo in vUld régis Ftancorum prœsentans pacificè confe^ deravit. Qui copiosa munera intulit, sed uberiàs muneratus ad propria redUt. » [Fita Sancti EligU Novionensis, ab Audoeno scripta, chap. iB, Recueil des Historiens de France, t. 3, p. 554. )
U faut convenir qu'on ne trouve là, ni la demande impérieuse d'une satisfaction , ni les menaces, ni le pardon sollicité, ni les soumissions dont parle Thistoriographe. Et, remarquez que l'auteur de la vie de saint £loi n'est pas un légendaire comme un autre; c'est un contemporain, un témoin oculaire, un ministre , c'est saint Ouen , alors chancelier du roi Dagobert,etquine pouvait ni ignorer, ni oublier, ni passer sous silence des circonstances si importantes. Il ne dit point le. duc des Bretons, mais le roi. Il ne parle point de soumission , mais (l'une confédération ; et il n'est pas le seul qui s'exprime ainsi : « Tempore Dagoberti régis Francoruniy rex Judicaetus colloquendigratid ad eum perrexity non ambitione indtictus aliqud, sed ut ejus animum in aliguo motum mitigaret, qui ferocem noveraty à quo regio more susceptus est, et ad communis prandii re/ectionem inntatus, cum eo in cibo communicare noluit. » ( Ingomar, actes de saint Judicael, Cité par Gallet, chap. 6, § 16. ) Missi contemporanei Jderunt Dagoberti régis Francorum, cum quo^ post graves ad invicem inimicitias, pacificatus est in palatio Clissitio amicus Dei rex Britonum Judicaelusy magnisque konoratus est muneribus. ( Vie de saint Josse , Collection de Surius , t. i , p. 653. )
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anachronismes qui ont fait naître sur son authenticité des doutes qui paraissent très-fondés.
Une longue minorité et l'incapacité d'un prince faible , qui porta la couronne pendant cinquantedeux ans, sans savoir la défendre, enfin une peste 664. qui désola le pays, en 664, laissèrent, sous ce nouveau règne , une libre carrière à l'ambition des princes et des grands , qui voulaient ériger leurs apanages, ou leurs seigneuries , en principautés indépendantes.