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LES TERRES, LES BIENS

§ !«*■. — Les divisions territoriales.

[LUS haut (p. 138-139), il a été question des comtés qui au IX® siècle se partageaient le sol de la Bretagne; nous ne reviendrons pas sur ce sujet. Nous indiquerons seulement les grandes divisions territoriales remontant à Tépoque romaine ou répondant à des limites naturelles, mentionnées dans les documents du IX® siècle, et dont Tétendue concordait ou à peu près avec celle des comtés.

1® Pagus, Civitas, Provincia (le Pays, la Cité, la Province.) — La synonymie de ces trois termes en Bretagne , au IX® siècle , est incontestable ; tous les trois s’appliquent à un territoire représentant celui d’une ancienne cité gallo-romaine; le premier a pourtant parfois une signification plus restreinte.

Les actes qui nous sont restés de ce siècle se rapportant exclusivement à l’Est et au Sud de la Bretagne, il n’y a pas à s’étonner de n’y rien trouver sur les divisions des contrées Nord et Ouest de la péninsule. Ils mentionnent seulement les trois pagm-civitas de Rennes, Nantes, Vannes.

Pagus Redonicüs ou Redoniœ (1), c’est le pays de Rennes; civitas Redonica (2) désigne le diocèse de Rennes ; civitas Redonis (3) pourrait désigner la ville même de Rennes.

Pagus Namneticus (4) c’est le territoire de l’ancienne cité et de l’évêché de Nantes, qui ne s’étendait point encore au Sud de la Loire ; provincia Namnetica (5), en 878, a le même sens. Mais Namnetis ou Namnetica civitas (6), dans deux actes de 808 et de 848 c’est le chef-lieu de ce territoire, c’est-à-dire Nantes même.

Le territoire de la cité et du diocèse de Vannes est désigné le plus souvent par

(1) Redoniœ dans Carlul. de Redon, p. 32. — Redonicüs, p. 19 , 41 , 194, 195 , 367, 368.

(2) Ibid., p. 42.

(3) Et même civitas Rodonis (Ibid., p. 196). orthographe qui ne permet pas de douter de l’origine rennaise de Tévêque saint Didier de 682, qualifié dans sa Vie latine c civitatis Rhodonis indigena, » voir notre tome l•^ p. 545, note 2.

(4) Cartul. de Redon, p. 26 , 33 , 47 , 59, 162, 165, etc.

(5) Ibid., p. 183.

(6) Ibid., p. 27, 161.

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