PRÆTER CENSUM REGIS. B
pourquoi dans les trois cents chartes du IX^ siècle du Cartulaire de Redon il n’en est question qu’une fois.
Conjecture sans doute, mais plus historique, plus vraisemblable et, si je ne me trompe, beaucoup plus admissible que la livre d’argent du brenin.
Ici prend fin l’exposé des institutions civiles des Bretons d’Armorique au IX® siècle. Le développement donné ici à cet exposé était nécessaire, — d’abord, parce que ces institutions pour la plupart (entre autres, le machtiern, le rann, le plou et son organisation, la treb, la compot, la randrémès, etc.) sont essentiellement originales et spéciales à la Bretagne ; — puis parce qu’elles n’ont été jusqu’ici décrites nulle part, même pas, comme nous l’avons dit plus haut (p. 165), dans l’introduction du Cartulaire de Redon qui, malgré tout son mérite à bien des égards, se borne sur ce point à des notions très insuffisantes et parfois même erronées.