CONSTRUCTIONS EN PIERRE AU 1X« SIÈCLE
La péninsule armorique vit aussi alors, au milieu des maisons de bois qui formaient, nous l’avons vu (ci-dessus p. 215) presque toute l’architecture de ce temps, s’élever de nouveau des édifices de pierre de grande importance, non seulement des forteresses comme Castel-Cran (ci-dessus p. 217-219); mais l’exemple de la basilique de Lehon (ci-dessus p. 257-258) et celui d’une autre basilique de la même époque , encore subsistante (Déas) , dont nous allons parler tout à l’heure, ne permettent pas de douter que les églises des principaux monastères fondés en ce siècle, entre autres, Redon, Plélan, Saint-Mathieu, etc., n’aient été des édifices construits en pierre.
Ce relèvement moral et matériel, qui s’annonçait puissamment et tendait à se développer de plus en plus, fut brutalement arrêté, puis refoulé, anéanti par les invasions normandes, fléau de la fin du IX* siècle, de la première partie du X*, et dont nous aurons bientôt à dire les désastres, mais qui, même avant 860, avaient déjà frappé en Bretagne des coups cruels que nous avons mentionnés plus haut (ci-dessus p. 75-79) et sur lesquels nous ajouterons dans le chapitre suivant des traits et des détails caractéristiques.
Ler^h de Plouagat-ChéUelaudren (Ci-dessus , p. 290).
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