‹ Histoire de Bretagne. Tome secondChapitre 244 sur 392 · ODYSSÉE DES RELIQUES DE SAINT PHILIBERT · texte numérisé non relu

ODYSSÉE DES RELIQUES DE SAINT PHILIBERT

que les pirates ne purent le découvrir. Après le départ des païens les moines ne reparurent pas, et le pieux dépôt confié à la crypte de Déas y resta en leur absence plus de dix ans sans soufTrir aucun dommage. Au bout de ce temps, en 857 ou 858, les religieux de Noirmoutier renonçant définitivement à la résidence de Déas laissèrent en ce lieu, à cause de son poids énorme, le sarcophage de leur saint patron, mais ils en tirèrent les reliques de celui-ci et les firent transporter à Cunault, d’où ils n’étaient pas sortis et où ils restèrent encore quelque temps (1). Ce ne fut point là toutefois la dernière étape du saint corps, qui pendant quinze à vingt ans, escorté par ies moines, erra à l’aventure à travers la France, pour aller enfin se fixer définitivement en Bourgogne au monastère de Tournus, en 875.

Nous n’avons point à te suivre dans ses longues pérégrinations, et nous altons reprendre le récit des événements généraux de l’histoire des Bretons là où nous l’avons laissé plus haut, à peu près à la même date, à la mort de Salomon roi de Bretagne en 874.

(1) Jusqu'en 862 ou 863. Puis ils errèrent de Cunault à Messai en Poitou, de Messai à Saint-Pourçain en Auvergne , de Saint-Pourçain à Tournus. — Sur ces diverses translations voir Baillet , Vies des Saints au 20 août, édit. in-4o 1739, Août, p. 142. Cf. Maître, Rapport sur Déas, dans Bull, de la Soc. archéol. de Nantes, XXXV, p. 108-109.

Arcades carolingiennes de la nef de Déas, (Gi-des8U8, p. 307.)

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