GOUVERNEMENT FÉODAL
parler juste, dans le titre inscrit en tête de cette page il faudrait le pluriel : Dynasties bretonnes y car au cours de cette Époque, du milieu du X® siècle au commencement du XIII®, la dignité ducale s’est promenée successivement dans toutes les maisons comtales de Bretagne.
C’est d’abord la maison de Nantes qui la possède et l’exerce par la main glorieuse d’Alain Barbetorte. Après la mort du libérateur (en 952), une lutte longue et obstinée s’engage entre ses héritiers plus ou moins légitimes et les comtes de Rennes qui prétendent à la dignité ducale : lutte terminée en 990-995 par le triomphe de ceux-ci.
Après avoir donné (de 990 à 1066) quatre ducs à la Bretagne, la maison de Rennes tombe en quenouille, et son héritière porte ce titre et cette autorité dans la maison de Cornouaille, — qui la conserve pendant trois règnes jusqu’en 1148, et la transmet par alliance aux comtes de Penthièvre, branche cadette de la maison de Rennes. Cette branche ne produit qu’un duc, un triste duc, qui livre la Bretagne aux Anglais ; mais sa fille et héritière la retire de ce servage, et la fin de ces odieuses invasions anglaises est de jeter les Bretons dans les bras de la France, au point qu’en l’an 1213, une alliance avec l’héritière des Penthièvre amène sur le trône de Bretagne une branche de la dynastie capétienne, la maison de Dreux.
Dans cette quatrième Époque, tous les événements tournent autour de deux