‹ Histoire de cent ans, de 1750 à 1850, (histoire, sciences, littérature, beaux-arts,) (volume 2)Chapitre 103 sur 127 · AU. R · texte numérisé non relu

AU. R

^ Le retour précipité de Kapoléob eut pour cause véritable les *r^ memcDts d« rAulricbe, qui étai| à la Veille de lui déclarer une aourelh guerre. (An. R.)

4 cWt une erreur : le roaréilial Lanoes , qui coaunandail Icsecoad siège, se rendit maître de flaragosse le 20 février 1S09. (An. R.}

BLOCUS CONTINERTAI;. -«^GCEBBB D^ESPAONE. B^l

paix , d^annistices , de quartiers d*hiver. Od peut eompter qu'il j périt cent mille hommes par bn. Sébasttani ayant ëérit à Jo* Teitanos pour l'exhorter h contribuer à la pactlication de la pé» Diotule , à ne pas suivre un parti , k ne point prêteur roreUle aux niggestions des Anglais , tnaisà consolider plutôt la constitution donnée par Napoléon , ee général lui répondit ; « Je ne suis pas une faction , mais la sainte et juste cause de la patrie , dont nous avons tous reçu Tauguste mission de la défendfe'ët de la soutenir, au prix de notre vie. Ce n'^st 'pas pour rtn(|tilsition, ni pour des préjugés , ni pour ricltérét des grands d^Eâpagne , que 'lions combattons , mats poifr ies diolts db roi , pour la religion , p^rla constitution, pOuf rîndé|)endanée. Le désir et la "volonté de régénérer rE9|mgf|6'et de V&efêr h fion an* eîemie splendeur, comme vdus leêftei, voilà dog prindipales mteiSrtîôns. Peut-être avant peu la France et l^Bordpe 'entière Teeonnaftront-eltés que lii natiOii 4di soutient avec valeur et eonttanee la ekuse du rdi , contre lïue îiMbIwi injustes s'^s* ses de zèle, ûh fermeté et de sagesse ipOureorriiter In'atms qui l'ont dégradée. Qui ne déplore les maux de cette invasion, apportés à un peuple innocent auquel on refuse , en le désignant par le nom de rebelle , Thumanité que le droit de la ifnerre exige ttiéme à l*(gard dev^ioemis les plus barbares? ftlais à qui les imputer? A Tinjuste envahisseur, ou à ceux qui défendent leurs foyers? Je chercherai à faire respecter les principes d'humanité et de philosophie que professe , ditesvous, le rd Jdseph , quadd Je Taurai Vu reconnatti'e , en s*élofgnant, qo\m pays désolé 'en son nom par vos soldats n'est pas te Heu lepNisprc»pre.pottr'les fouler aux pieds. » lYeQington, à qtii on avait reproché A'avoir accédé la capituv lation de Junot, au lidfi de le détruhre, fat absous de ee tort*, et, Tétabii'dans son (^oMimandement, teinporta la victoire de Talevéra (SB juîHet). Sîr Robm Witson, officier d'aveotores y dirigeait tes bcttdés pOrtagaiM».

Uae foie te Ipeiot Vulnérlible trMivé , Xlanniog s^obscina à continuer la guerre, M qià avait dit: Si Napoléon échcnken 'Es* pogne, M thuu est certàtne. H se tiâta de recomiàitre tes jriDtés , th ftdsant^avec elles Uffe Mianoë solennelle , ^en leur

3^9 * CINQUIEME COALITIOR.

fournissant des seeoars en armes et en objets d'habOtenat Pais en 1810 il s'écriait : « L'armée française pourra oouqsénr « les provinces Tune après Tautre; mais elle ne pourra passe « maintenir dans un pays où le conquérant ne peut rien as « delà de ses posles militaires, où son autorité est eodÙMt « dans les forteresses tenues par ses garnisons , ou daas \n « cantons qu*il occupe. Or, devant lui , derrière, à l'entoar, il « n*a que mécontentement opiniâtre, vengeance préméditée, « résistance indomptable, haine à mort. Si TRspagae souffre, « la France continue la guerre à un {Nrix que jamais ne lai eal « coûté ses guerres précédentes contre le reste deTEurope. • L'opposition s'accorda à soutenir le gouvernement daas eet effort contre la nation rivale ; et Sl)eridan disait : « Jusqu'à pé- « sent Bonaparte a parcouru une route triomphale, parce ipiH « n*a eu affaire qu'à des princes sans dignité « à des minisM « sans prudence, à des pays où le peuple ne mettait pas dla- « târét à ses triomphes. Aujourd'hui, il apprend œ que c est « qu'un pays animé par l'esprit de résistance. •

QNQUIÈSIE COALITION. - GUERRE D*âUTRIGHS. - WàCaAlL

Tant d'erreurs et de désastres accumulés dans cette gucne d'Espagne enlevèrent à l'armée française sa r^utation d'iavincible ; l'effronterie des mensonges officiels avait discrédité l'empereur; le courage de renouveler une résistance oubliée se réveilla. Si l'Espagne avait eu une constitution , la captivité ds roi n'eût pas détruit la monarchie ; si la France en avait sa eoaserver une, elle n'aurait pu opprimer l'Espagne. La leçoafirt comprise des peuples , et ils vouluient en profiter.

Les vapeurs qui s'exhalaient de tant dé sang répandu daai ^ Péninsule obscurcirent l'étoile de Napoléon : la démoaitie conçut l'espéranoe de rogner les serres de l'aigle impériale, et lui demanda compte de la cause qu'il avait trahie; Dumeuri*

GUERSE D'AUTBICBr. — VAGBAM. S&3

éerivit an manael des gaérilias, et le cri de patrie poussé par FEspagne retentît dans toutft i*£urope.

Ce en trouva surtout un écho en Allemagne , où Arndt propasa une insurrection générale. Les sociétés secrètes rassemblèrent les peuples divisés : exemptes alors d'ambition, elles voulaient uniquement empêcher que la patrie ne devint esclave, sans prétendre à d*autres honneurs qu'a celui de la servir. Le Tvgendbund s né en Prusse , se propagea dans l'armée et dans la jeunesse; ei c'est dans le mystère, au milieu des ténèbres chères à ces peuples, que les armes s'aiguisèrent. Blûelier, Gneisenbau, Schill, Brunswick, avec i'épée; Stadion, Stein , Komer, Gentz, Kotzebue, par leurs écrits et par des chants oalionaux , réveillèrent les vieux sentiments de fraternité aile* mande ; ils rapprochèrent, aux nomsd' Allemagne et de Teutonie, Prussiens, Autrichiens, Bavarois, Wurtembergeois , Saxons, et s'adressèrent apx peuples pendant que les gouvernements étaient aux genoux de Napoléon.

n devenait uigent pour Tempereur d'aller réprimer ces mouvements; mais, avant d'entreprendre une guerre nouvelle, il demanda une conférence à Alexandre; etErfurt fut désigné pour l'entrevue, bien que l'on cherchât à fisiire craindre au czar une surprise comme celle de Bayonne. Ce fut une véritable cour plénière de souverains vassaux (septembre 1809). Quatre rois, viogt-sept princes, deux grands- ducs, sept ducs avec leurs femilles , et une infinité de comtes, de barons , de maréchaux, formaient une brillante auréole autour du monarque français. If y eut des fêtes splendides et des représentations théâtrales. Napoléon , qui avait amené la Comédie-Française , dit au grand tragique Talma : Je vousjerai jouer devant un

' TogendbuDd ( ou lÀgue de la vertu ), société secrète qui prit nais* laaoe eo Prusse, et compta parmi ses inities beaucoup d'hommes trèsiiSiients, voire mèmedes hommesd'ÉUt. Loiiurètre hostile aux gouver- Mneat^de r Allemagne, cette société n'avait pour bot que de combattre li domination étrangère et de recouvrer Pindépendance de l'Allemagne. Son rAle se teritaina après la chute de Napoléon et révacuation de ce psyi par les armées Trançaises. (An. R.)

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