INFLUENCE DE L ECOLE PHILOSOPHIQUE
I ayant publié oiw pastorale contre les maoTaîs lirres qm circu-
laieot lûMvmeDt , et surtout contre la PuceUe y le ministre le fit itnfenner dans un souterrain.
Mais le héros faTori du siècle fat le roi de Prusse Frédéric II,
qui régna de 1740 à 1786. Esprit vif, plein de liberté , caustique nrtoiit en fait d'irréligion, comme c*était alors la mode. Dans son sanctuaire de Posidam , ce nouveau Julien se riait de Dieu, des rois, et même des philosophes. Son père se servait du bâton, et hd de l'éplgramme, dont les atteintes sont bien plus cruelles ; i ne cessait d*en lancer contre les petits' prjnees allemands , criblés de dettes et pleins de vanité; «Mitre la bigoterie de Marie- Thérèie, les appas de madame de Pompadour, les prétentions poétiques dn cardinal de fiemis, les galanteries de Catherine H, et rintoléranee de Voltaire.
L'éducation de Frédéric avait été n^igée : il ne savait que les aotears français, encore assez mal ; ses secrétaires avaient ceatîmiellement à corriger ses solécismes , à rajuster ses rimes. Tdtaire se moqua de lui comme poêle ; mais il reste parmi les bons historiens , parce qu'il traita de matières qu'il connaissait bien, n dot ses succès h la force de sa volonté. Il paraissait opifliâtre dans ses projets , parce qu'il les avait longuement mé* dites. Dans les périls il se montra grand , actif, plein de resiourees.
II gagnait les riches par des titres , les gens de lettres par des £iTeurs, les consciences par la liberté , les vaincus par le respect, les indigents par des secours. Il toléra la liberté de la presse; aumn prince ne fut en butte à tant de libelles; aucun ne les laissa si impunis. Voyant une foule se presser autour d'une affiche satirique dirigée contre lui , il la fit abaisser, afin qa*oo pât la lire plus commodément. Noiu nous sommes en'* tendus, disait-il; Je laisse mon pevpie dire ce quU vevli, ei U me iaisse /aire ce qui me piail. C'était moins de sa part amonr de la liberté que confiance dans ses baïonnettes. Comme on hn pariait de quelqu'un qui le haïssait : Combiem de iMoR" rneUes a-i-il à sa disposition ? répondit-il.
Quoique despote, et sans sympathie pour le peuple, il fut généralement aimé , et les philosophes le proclamèrent un An-