PARTAGE DE LA POLOGNE
Les gouvernements ne réfléchirent pas qu^ûne Société déchue de son influence politique , et tombée dans Topinion publique , ne devait plus inspirer de crainte. Ils ne dirent pas que la destruction d*un ordre qui dirigeait Tédacation et îts oonsoiences ne pouvait s'opérer sans un lM>uleversemeAt moral. Il y eut interniptton dans renseignement; ka collèges restèreot déserts jnsqu^à ce qu*on eût pourvu au remplacement des jësuHes. Les biens qui suffisaient à des gens vivant en commun deivîn* rent insuffisants pour salarier l'enseignement séculier ; il en résulta que les finances s'obérèrent , au lieu de refleurir comme on s*y attendait. Quant aux maîtres , force fut de prendre les premiers qui s'offrirent, souvent privés de savoir, plus souvent de moralité; toujours inexpérimentés , et faisant de renseignement non par vocation , mais par métier. Les princes avaient prouvé qu'ils ne connaissaient plus de frein à leurs volontés : en conséquence les peuples , qui commençaient à rêver des libertés , sentirent qu'ils ne pouvaient les obtenir que par des voies illégales et violentes.