‹ Histoire de cent ans, de 1750 à 1850, (histoire, sciences, littérature, beaux-arts,) (volume 2)Chapitre 3 sur 127 · AU MILIEU DU DIX.- HUITIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

AU MILIEU DU DIX.- HUITIÈME SIÈCLE

tioml , elle tit son eomnierce et soa industrie s'accroître sans mesure. Possédant la première le levier puissant du crédit , inaccessible à ses ennemis par sa position, forte d*un esprit public dcTeloppé par les lois, elle n*aspire pas à conquérir sur le continent, mais elle s'oppose à quiconque prétend y dominer. Est-elle menacée dans $es possessions lointaines ? elle bouleverse PEurope pour détourner Tattention ; elle poursuit, sans 8.'arréter un instant, sa marche conquérante dans l'Inde, qui l'indemnisera le jour où ses colonies d'Amérique, après avoir secoué son ]oug, deriendront une nouvéU&Aligtoterre.

L^Empereor, comme souverain des Pays-Bas, eut à subir l'alliaoee forcée de la Grande-Bretagne. Le Portugal, pour s'assurer un appui pendant la guerre, mina son commerce au profit de rAnglais par le traité de Méthuen (1703). Quant à la Savoie ei an princes d'Allemagne, ^Angleterre pouvait toujours les acbe» ter par des subsides que lui procurait le système des emprunta, instrument encore nouveau, mais déjà puissant dans ses mains.

La Hollande, créée par le patriotisme et la constance, et qui , dans sa lutte héroïque contre l'Espagne et centime Louis XIV , avait grandi au point de rivaliser avec PAngleterre, reconnaissait ce qa*il en coûte de se mêler aux querelles des grandes poissanoes. Elle signa, à la paix, sa propre décadence : renonçant à tenir sur pied des forces suffisantes , elle descendit dans l'opinion, et se réduisit à n'être ni assez forte pour commander, ni asseK obscure pour désarmer l'envie.

L'AUeinagne possédait deux grandes puissances militaires; cHe voyait, en outre, ses princes occuper plusieurs trônes de FEnrope ; et son rôle toutefois ne grandissait point, parce qu'il lui manquait des intérêts communs et une constitution bien

La politique avait élevé la Savoie pour tenir tête à la France ; de même, oUe fortifia contre l'Autriche la Prusse , qui parvint à sefirire, sous des princes habiles, une grandeur artificielle, et qui suppléa, par l'emploi des forces morales et intellectuelles, à ce qui lui manquait en force numérique et compacte.

L'empire russe, transformé parla main d'un grand homme, dans le sièele précédent contracte des liens plus étroits avec

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