DE LA BÉVOLUTION FRANÇAISE
qa*a contcoait avaient été approuvées sans examen. Il revint donc en tiiomphe ; et son premier soin fut de faire casser par le roi tontes les mesures prises ou proposées. Une joie tumultueuse édata en voyant le ministre déposéet le parlement rétabli, et tout respect cessa pour un pouvoir sans volonté. Des attroupements (29 août 1787) se formèrent dans Paris; ils vociféraient contre le roi , maudissant Marie-Antoinette et son archevêque. ]>s sentinelles furent insultées. I^ police , par un mâange de philanthropie et de mépris pour le peuple , qu'elle K croyait pas capable de mouvements «érieux , voulant n'employer la force qu'avec ménagement , opéra avec cette hésitation qui aggrave le mal. Le due d'Orléans se mêla à cette tourbe dégonillée , en affectant la popularité.
Le parlement , qui n'avait pas tardé à voir qu'il aurait dans la moyenne , son pas des auxiliaires , mals'des maîtres, red'enregistrer la convocation des états généraux , s'ils ne fêtaient dans les formes de 1614, c'est-à-dire avec le droit pour chaque ordre de délibérer séparément , et d'opposer son vole à œ qui serait proposé par les deux autres. Alors le peuple, les philosophes , les avocats devinrent hostiles à ce corps : la gaerre fut déclarée plus hardiment "aux privilèges. Des nobles de bonne foi firent cause commune avec le tiers; des nobles de maoraîsefoi agirent de même pour s'élever. Leur chef était le dac d'Orléans; ils avaient pour soutiens tous ces gentilshommes levcnus d'Amérique, les gens de lettres, les curés de campagne, et Nedter lui-même , qui , né roturier, ne pouvait se porter du eteé de la noblesse.
Alors ee fut un concert universel de plaintes : ce fut à qui répéterait que tout était constitué pour l'avantage de quelquessas et pour l'oppression de presque tous; que les lettres de cachet étaient un glaive incessamment suspendu sur les têtes ; qœ la eensulfe enchaînait la pensée ; que la justice , rendue dans les provinces par les seigneurs féodaux , dans les juridictions royales par des magistrats qui avaient acheté leurs cbatges ou qui eu avaiçnt hérité, était lente, coûteuse, arbitraire, impitoyable. Quant aux dignités civiles , ecclésiastiques et militaires, elles étaient réservées, disait-on. à certaines